L’agence de notation, Fitch Ratings a abaissé le 13 octobre, la note de la dette du Gabon avec une perspective négative. Un abaissement expliqué par la détérioration de l’endettement et la situation budgétaire du pays.

Le siège de Fitch Ratings Ltd. à Londres. © Simon Dawson/Bloomberg/Getty Images

La situation économique du Gabon est loin d’être reluisante selon Fitch Ratings. Pour cause, l’agence de notation vient d’abaisser la note du pays au plus bas, avec une perspective négative, relaie le journal français le Figaro.

Passée de B+ à B, cette note pourrait d’avantage être abaissée dans les prochains mois par Fitch Ratings. La dégradation, explique l’agence de notation, reflète «la vive détérioration des comptes budgétaires et extérieurs du pays, l’accumulation d’importants arriérés intérieurs comme extérieurs ainsi que le gonflement de la dette publique à la suite de la baisse des prix pétroliers en 2014».

Toutefois, espère Fitch Ratings, «un crédit de 642 millions de dollars accordé en juin dernier sur trois ans par le Fonds monétaire international (FMI) pourrait  probablement faciliter la situation de la trésorerie, soutenir les réformes et peut-être entraîner la contribution d’autres créanciers multilatéraux comme bilatéraux».

La perspective d’une dégradation supplémentaire de la note reflète quant à elle «les risques de non application des conditions du programme du FMI qui pourraient entraîner un retard dans le versement de son aide», relève Fitch Ratings.

En ce qui concerne les arriérés du pays, ceux-ci  représentent « 2% du Produit intérieur brut (PIB), pour les créanciers extérieurs et 7,7% du PIB pour les retards de paiements intérieurs, comme les remboursements de TVA ou le paiement de fournisseurs. Le déficit budgétaire a quant à lui gonflé à 6,6% du PIB après 4% en 2015».

Au sujet de la croissance de l’économie, elle ne devrait pas, selon Fitch Ratings, «dépasser 0,8% cette année, du fait de la baisse de la production pétrolière et d’un affaiblissement du secteur privé».

La situation pourrait tout de même «reprendre en 2018 en progressant de 2,7%, puis à  3,6% en 2019», affirme l’agence de notation.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga