Accusé de s’être essoufflé, voire d’avoir changé de camp après son séjour de cinq mois en prison, le coordonnateur du Mouvement national des jeunes de l’Union nationale (MNJUN) a nié toutes ces rumeurs. A la faveur de la célébration du septième anniversaire de son parti, il a affirmé être plus que jamais convaincu de son appartenance à l’opposition, tout en exhortant les responsables de l’UN à s’atteler à mieux soutenir les jeunes.

Firmin Ollo Obiang, le 11 février 2017. © D.R.

 

Libéré le 14 décembre 2016, après cinq mois à la prison centrale de Libreville, Firmin Ollo Obiang n’a pas fini de se battre contre le régime en place. Le coordonnateur du Mouvement national des jeunes de l’Union nationale (MNJUN) a affirmé que sa «conviction reste inébranlable». Pourtant, des doutes existent et il en a eu écho. On dit notamment de lui qu’il serait devenu un sympathisant du Parti démocratique gabonais (PDG) et qu’il travaillerait désormais pour le compte d’Ali Bongo. Rejetant ces rumeurs, à la faveur de la célébration, le samedi 11 février, du 7eme anniversaire de l’UN, il a tenu à faire comprendre à ses détracteurs qu’«il y a des choses que mêmes les coups de bâtons des policiers, les gaz lacrymogènes, les multiples emprisonnements ne peuvent détruire». Sa conviction pour la libération du Gabon du pouvoir actuel en ferait partie. «La conviction que j’ai pour mon parti provient de l’amour que j’ai pour mon pays. Que ceux qui se sont trompés un seul instant reviennent sur le droit chemin : Ollo est à l’Union nationale», a-t-il lancé.

Seulement, à l’UN, bien que des jeunes comme Firmin Ollo soient déterminés et «audacieux», malgré «les tortures» et les «souffrances» subies depuis ces derniers mois, et plus encore depuis la «traque» lancée par le pouvoir en place, les autorités du parti semblent peu motivés à les soutenir. «Il est nécessaire de s’interroger», s’est-il exprimé, s’adressant principalement au président Zacharie Myboto : «Comment ne pas soutenir une telle jeunesse ? Une jeunesse qui accepte autant de souffrances, une jeunesse qui n’a rien eu à avoir avec le pouvoir, une jeunesse qui continue de combattre. Comment s’empêcher de financer les activités d’une telle jeunesse ? Cette jeunesse n’est-elle pas digne de représenter et de valoriser les couleurs de notre parti à l’Assemblée nationale par exemple ?»

Difficile de ne pas voir dans l’adresse du jeune leadeur politique, un appel au parti à se préparer pour les prochaines élections législatives. Officiellement, le parti ne s’est pas encore prononcé sur la question. L’on se doute néanmoins que les instances de l’UN organiseront une nouvelle concertation, comme il a été le cas pour la détermination de la position du parti, à la suite de l’appel d’Ali Bongo au dialogue national.