En dépit des nombreux démentis du gouvernement, activistes et autres détracteurs du régime d’Ali Bongo, preuves à l’appui, sont formels : le pays est en cessation de paiement.

Les caisses de l’Etat seraient vides ! © ffmkr.org

Les caisses de l’Etat seraient vides ! © ffmkr.org

 

Les récents retards de paiement dans le pays, ont donné du grain à moudre aux détracteurs et autres activistes contre le régime d’Ali Bongo. A travers une véritable campagne sur Facebook, ces derniers soutiennent que le pays est en cessation de paiement. Citant une source du Trésor public, les détracteurs d’Ali Bongo sont formels : en septembre dernier, «c’est Perenco qui a absorbé sur fonds propres, la quasi-totalité de la charge salariale des fonctionnaires Gabonais, soit près de 60 milliards de francs CFA».

Selon eux, la société pétrolière est supposée être remboursée par abattement fiscal sur les recettes pétrolières rétrocédées au Gabon. «Ce qui voudrait dire que les prochains revenus financier du pays sont déjà dépensés aujourd’hui et donc la disette va continuer pendant longtemps», ont-ils estimé.

Le même procédé aurait également été appliqué pour ce mois d’octobre. Cette fois, c’est Ecobank à qui il aurait été demandé d’éponger les salaires des fonctionnaires. «Mais Ecobank n’a pas les reins financiers aussi solides que Perenco et trouver 60 milliards en liquide comme cela vite fait, ce n’est facile ; d’où les problèmes qu’on observe», ont révélé les détracteurs d’Ali Bongo, faisant certainement allusion à la cohue indescriptible dans les agences d’Ecobank, les 25 et 26 octobre derniers.

Dans le même ordre d’idées, ces activistes ont soutenu que c’est Total Gabon qui paiera la facture de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2017, dont l’organisation est évaluée à plus de 400 milliards de francs CFA. Dans ce sens, la compagnie pétrolière sera remboursée par «abattement fiscal sur les revenus pétroliers». Même son de cloche pour les stades où, cette fois-ci, «c’est la Chine qui paie et se fera rembourser en nature en exploitant sauvagement nos ressources naturelles», ont-ils affirmés.

Pour conforter leurs dires, ces derniers ont également publié une liste d’administrations publiques, cumulant plusieurs mois d’arriérés de salaires. Il s’agit notamment de l’Agence gabonaise de presse (AGP) avec sept mois de salaires impayés ; du Centre de développement des entreprises (CDE), où les administrés totalisent six mois sans salaires ; tout comme la Chambre de commerce.

Une série d’informations très commentées sur les réseaux sociaux, et qui ne manqueront certainement pas de faire réagir le gouvernement, en tête duquel le ministère du Budget. Celui-ci soutient, depuis plusieurs semaines, que «le Gabon n’est pas en cessation de paiement».