Pour relancer son économie et financer ses réformes dans le domaine, le Gabon s’apprête à s’endetter davantage à hauteur de 468,7 millions d’euros auprès de la Bad et de la Bird.

Pour la mise en œuvre du PRE et du PAREF II, le Gabon s’apprête à emprunter 468,7 millions d’euros auprès de la BAD et de la Bird. © D.R.

 

Il faut croire que l’Etat gabonais bénéficie encore de la confiance de ses partenaires financiers internationaux. Sinon, comment aurait-on compris le nombre d’emprunts en nette croissance qui lui ont été consentis ces derniers mois ? Or, comme pour donner la preuve que son taux d’endettement reste soutenable, le pays s’apprête à contracter de nouveaux emprunts, dont le montant total est de 468,7 millions d’euros, soit plus de 307,4 milliards de francs CFA.

Il s’agit notamment, a annoncé le Conseil des ministres, d’un projet de loi autorisant l’Etat à contracter un emprunt d’un montant de 168 700 000 d’euros, soit plus de 110,6 milliards de francs CFA, auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird). Ce nouvel emprunt entre dans le cadre de de la mise en œuvre du Programme de relance de l’économie (PRE), initié par le gouvernement il y a quelques mois.

Le second emprunt contracté auprès de la Banque africaine de développement (Bad) a, en réalité, été signé le 10 novembre à Abidjan en Côte d’Ivoire par le ministre de l’Economie, de la promotion des investissements et de la prospective, Régis Immongault et le Directeur général de la Bad pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré. Arrêté à 300 millions d’euros, soit plus de 196,7 milliards de francs CFA, il est destiné à renforcer l’économie du pays, à travers la mise en œuvre du Programme d’appui à la réforme économique et financière (PAREF-II). Il vise notamment à consolider les résultats obtenus par le PAREF I en 2016.

«Le prêt contribuera à améliorer la performance des dépenses de l’Etat et l’efficacité de l’investissement public au Gabon et à soutenir la base d’imposition. Il contribuera également aux efforts engagés en vue de bâtir une économie nationale plus diversifiée, portée par un climat des affaires plus favorable aux entreprises», a indiqué le Groupe de la Bad dans un communiqué.