Conformément au prêt triennal accordé au pays en juin dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, jeudi 21 décembre, l’octroi au Gabon de 101,1 millions de dollars, qui lui permettront de financer ses projets et de relancer son économie.

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Six mois après avoir bénéficié d’un prêt étendu sur trois ans, d’un montant de 642 millions de dollars au titre du mécanisme élargi de crédits (MEDC) du FMI, le Gabon verra ses caisses bientôt renflouées grâce à l’octroi, jeudi 21 décembre, de 101,1 millions de dollars (plus de 56 milliards de francs CFA) de la part de l’institution monétaire. En juin dernier, le pays avait déjà décaissé 98,8 millions de dollars (54,6 milliards de francs CFA). Ce qui porte le total des montants décaissés par le pays à environ 202,3 millions de dollars (111,9 milliards de francs CFA) à ce jour. Selon le FMI, cet argent vise à soutenir les efforts de Libreville, ayant initié ces derniers mois plusieurs projets et pris autant de mesures pour tenter de relancer son économie face à la crise qui perdure.

Si «la situation économique du Gabon demeure délicate», le FMI n’en est pas moins confiant et croit que les choses devraient s’améliorer en 2018. «Certains signes laissent entrevoir un retournement de la tendance», rassure l’institution dans un communiqué, tout en indiquant que l’activité dans les secteurs hors pétrole se stabilise. Toutefois, prédit-elle, «la croissance devrait connaître un rebond en 2018 grâce au redressement des cours du pétrole, à la vigueur des autres matières premières et au renforcement de la confiance du secteur privé».

Tout en octroyant ces 101,1 millions de dollars au Gabon, le FMI n’a pas manqué d’inviter Libreville «à s’employer à mobiliser les recettes non pétrolières, qui ont chuté à des niveaux historiquement bas». Pour Tao Zhang, directeur général adjoint du FMI, «les autorités ont besoin d’accélérer les réformes pour réduire le recours excessif aux exonérations fiscales et corriger les faiblesses de l’administration fiscalo-douanière».