L’ancien candidat à la présidentielle 2016, qui exigeait le départ d’Ali Bongo du pouvoir sous un délais de 72 heures, a renoncé à son projet avant épuisement des premiers 24 heures.

Roland Désiré Aba’a, le 16 juin 2017, devant la mausolée Léon Mba. © Gabonreview/capture d’écran

 

La «détermination» et l’«engagement» de Roland Désiré Aba’a, l’homme qui a décidé le 16 juin courant de conduire une révolution pour la libération du Gabon, viennent d’être douchés par son renoncement à poursuivre sa démarche. «Si on bouscule son système, Libreville sera une tâche noire. Nous allons confirmer cela aujourd’hui : Libreville sera une tâche noire si le système Bongo ne tombe pas», a-t-il déclaré devant le mausolée Léon Mba quelques heures avant le lancement de son opération commando vers les chaînes de télévisions.

De sources bien renseignées, confirmées par Gabon 24, l’ancien gréviste de la faim s’était réfugié au siège de l’Union européenne (UE) qu’il menaçait ne pas quitter, prétextant qu’il détenait une bombe dans son sac. Après de longues discussions, il s’est rendu et a été arrêté par la police judiciaire qui demandait à l’UE son arrestation. L’homme serait en garde à vue.