La fin du congrès ordinaire des 7 Merveilles du peuple gabonais (7MP) s’est achevée sur fond de confusion, avec l’annonce de la participation de certains élus du parti au futur dialogue politique. Une annonce qui ne cadre pas avec la position officielle dudit parti.

Des élus des 7MP favorables au dialogue politique national d’Ali Bongo. © union.sonapresse.com

 

Parmi les conclusions officielles du premier congrès des 7MP, tenu à Libreville du 10 au 12 mars, on note la reconduction de Joël Ngoueneni Ndzengouma à la tête du parti, la réaffirmation du soutien de cette formation politique à Jean Ping, qu’elle considère comme «le véritable président élu par les Gabonais», et le refus de prendre part au dialogue politique national devant s’ouvrir le 28 mars prochain. Pourtant, au terme de trois jours de travaux, c’est bien cette dernière conclusion qui coince. Un groupe d’élus s’est inscrit en faux quant à la position officielle de leur parti sur les assises politiques à venir, auxquelles ces derniers comptent prendre part.

Pour ces élus représentés par Jean-Jacques Ngoulou, 2e vice-président de l’assemblée départementale de la Bayi-Brikolo (Aboumi), «il n’est pas question que les 7MP, qui cherche à participer au développement du pays à travers un jeu politique responsable, manque la partie». Six mois après les troubles enregistrés à la suite de la réélection d’Ali Bongo, ces élus souhaitent faire leur part pour sortir le pays de la crise sociopolitique actuelle. Or, le dialogue appelé par Ali Bongo apparaît pour eux comme un moyen pour y parvenir, une voie devant mener les Gabonais «à améliorer (leur) quotidien». «Il faut d’abord privilégier l’intérêt supérieur de la nation, en lieu et place des intérêts personnels. Car adhérer à ce dialogue, c’est participer à la construction du Gabon», a exhorté Jean-Jacques Ngoulou, tout en regrettant la position officielle de son parti, qui devrait pas tarder à réagir.