Les travaux d’extension du réseau de fibre optique interconnecté entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale ont été lancés le 21 septembre 2018 à Meyo-Kyé, au nord du Gabon.

Les employés sur le chantier du lancement des travaux de fibre optique interconnecté entre le Gabon le Cameroun et la Guinée Equatoriale. © Facebook/Patrick Essono

 

© Facebook/Patrick Essono

La cérémonie officielle de lancement des travaux du Central african backbone (CAB4), entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale a eu lieu le 21 Septembre 2018 à Meyo-Kyé, dans la province du Woleu-Ntem. Présidé par le ministre de la Communication en charge de l’Economie numérique, Guy-Bertrand Mapangou, l’événement s’est déroulé en présence des délégations venant du Cameroun et de la Guinée équatoriale.

Comme ce fut le cas avec la République du Congo au mois d’avril, le Gabon, avec le lancement des travaux de ce projet, entend davantage s’interconnecter par ce réseau avec ces pays frontaliers. Il vise également à sécuriser, mais aussi à étendre son réseau national en fibre optique pour une meilleure connectivité.

Le gouvernement gabonais espère que cette interconnexion va permettre au pays de devenir un centre névralgique de connectivité dans la sous-région. Ce qui permettrait au Gabon de se positionner comme un Hub sous régional d’interconnexion. Ce d’autant plus que le projet Central african backbone (CAB4) vise à doter les pays de la sous-région d’un réseau fibre optique capable de répondre à l’exigence d’une qualité réseau nécessaire, pour soutenir la transition numérique en cours dans toutes les régions du monde.

Dans l’immédiat, souligne le ministère de la Communication, toutes les villes traversées par ce nouveau réseau sont dotées de Centres techniques à travers lesquels les opérateurs privés (Opérateurs télécom, fournisseurs d’accès internet, banques, exploitants forestiers etc.) et l’administration pourront se connecter. «Ce qui aura pour conséquence d’apporter plusieurs services aux populations et entreprises de ces localités à des coûts très réduits, avec une qualité de service optimale. Il s’agit ici de la réduction de la fracture numérique visée par le Gouvernement», précise Guy-Bertrand Mapangou.

Par ailleurs, cette interconnexion avec le Cameroun et la Guinée équatoriale permettra au Gabon d’avoir un quatrième point d’interconnexion Internet à l’international, en plus de ACE et SAT3 déjà opérationnels. Un élément de plus pour consolider la sécurisation de la connectivité du pays.