Les Etats de l’Afrique centrale vont bénéficier d’une aide de la Banque africaine de développement (Bad) pour la réalisation du projet African backbone project (Cab).

Le projet «fibre optique dorsale de l’Afrique centrale» va bénéficier de 30 milliards de francs CFA. © skyscrapercity.com

Le projet «fibre optique dorsale de l’Afrique centrale» va bénéficier de 30 milliards de francs CFA. © skyscrapercity.com

 

30 milliards de francs CFA ! C’est le montant du prêt accordé par la Banque africaine de développement (Bad) au Etats de l’Afrique centrale, pour le développement du projet African backbone project (Cab). Un prêt officialisé par la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, lors de la 4e session ordinaire du comité de pilotage tenue récemment à Yaoundé.

Au cours de ces assises, Minette Libom Li Likeng a invité «les différents acteurs du projet à une plus grande implication dans la mise en œuvre des activités afin de hâter le développement dans la sous-région de cette économie numérique que nous appelons de tous nos vœux». Ce projet intégrateur est né de la volonté des chefs d’État de l’Afrique centrale qui, lors du Sommet de la Cemac de Ndjamena en mai 2007, ont adopté une déclaration commune appelant à la mise en œuvre d’un réseau de télécommunications haut débit en Afrique centrale, en cohérence avec la stratégie d’intégration régionale.

Le projet CAB a déjà permis, l’interconnexion effective du réseau à fibre optique du Cameroun avec celui du Tchad et de la Guinée équatoriale, à travers le câble sous-marin NCSCS (Nigeria and Cameroon Sub-marine Cable System). A partir des points d’atterrissement longeant la côte camerounaise, les pays de l’Afrique centrale pourront avoir accès aux câbles sous-marins. Le Gabon qui est en passe d’être reliés au Congo pourra conclure efficacement son projet.

Auteur : Alain Mouanda