Organisée du 11 au 12 juillet dernier à Rabat, la conférence internationale sur l’eau et le climat s’est achevée sur une démarche commune pour le droit d’accès à l’eau en Afrique.

Les ministres africains de l’Eau lors de la conférence de presse post travaux, le 12 juillet 2016 à Rabat. © Gabonreview

Les ministres africains de l’Eau lors de la conférence de presse post travaux, le 12 juillet 2016 à Rabat. © Gabonreview

 

Ouverte 24 heures plus tôt, la conférence internationale sur l’eau et le climat s’est achevée, le 12 juillet courant à Rabat, sur un signal fort. À l’issue de cette rencontre, les participants de la table ronde ministérielle sur le thème «L’eau en Afrique : vers une justice climatique», ont lancé l’appel «Water for Africa», convaincus que l’Afrique, qui encourt de gros risques liés aux changements climatiques, a besoin de l’instauration d’une justice climatique.

Conférence de presse post travaux des ministres africains de l’Eau, le 12 juillet 2016 à Rabat. © Gabonreview

Conférence de presse post travaux des ministres africains de l’Eau, le 12 juillet 2016 à Rabat. © Gabonreview

Les conférenciers soutiennent en effet que «l’eau constitue le principal enjeu, le principal défi et la principale victime du changement climatique, dont les impacts se manifestent principalement sur le cycle de l’eau, affectant les ressources naturelles, les écosystèmes, les sociétés, constituant ainsi l’une des plus graves menaces auxquels est confrontée l’humanité de nos jours». Les ministres africains de l’Eau interpellent ainsi la communauté internationale à «œuvrer pour l’intégration des agendas de l’eau et du climat pour des sociétés résilientes et des écosystèmes protégés, aussi bien pour répondre aux besoins de l’adaptation des changements climatiques, que pour atteindre les Objectifs de développement durable(ODD) en Afrique».

D’autres doléances, tout aussi capitales, sont également contenues dans cet appel lancé à la veille de la Cop22. Notamment mettre en place des mécanismes, en l’occurrence des chronogrammes, pour le suivi des engagements pris dans les domaines de l’eau et du changement climatique ; favoriser l’accessibilité aux financements en ouvrant davantage les fonds climat, fonds d’adaptation, fonds vert, à destination du continent africain pour une meilleure gestion des ressources en eau, et soutenir le développement de projets d’infrastructures ; l’amélioration des connaissances de la ressource et des impacts aux changements climatiques ; le renforcement des capacités, la gouvernance, le suivi et l’évaluation des politiques ; etc. Une initiative qui a particulièrement ravi la ministre marocaine de l’Eau. «Nous avons réussi à bâtir une mini Cop eau, dans les couloirs, dans les médias, etc. Il est de notre devoir de rééditer cet exploit, cette réussite dans les prochaines sessions de la Cop. J’invite les responsables du conseil mondial de l’eau, à rééditer cet exploit et cette réussite chaque année, à la veille de chaque Cop et mini Cop, destinée à la magnifique cause de l’eau», a déclaré Charafat Afailal.

Le membre du gouvernement marocain a également exprimé sa satisfaction quant au succès de l’engagement de la présidence de la Cop22 dans cette démarche. «Maintenant que la trajectoire est claire, il faut passer à l’action à travers le combat, le plaidoyer, le forcing et le lobbying auprès des décideurs et de ceux qui mèneront les négociations sur le climat et des responsables des fonds», a conclu Charafat Afailal.

Auteur : Stevie Mounombou, envoyé spécial