La 14e édition de la Fête des cultures n’a pas vu la participation des villes de l’intérieur du pays, pourtant annoncées en mars dernier. Le gouvernement évoque la crise économique et des difficultés d’organisation.

© Gabonreview

 

Ça aurait dû être une des meilleures éditions jamais organisées depuis plusieurs années. Seulement, les choses ne se sont pas passées comme souhaité par le gouvernement, s’agissant particulièrement de l’implication des villes de l’intérieur du pays. Celle-ci n’a pas été possible. Alain-Claude Bilie-By-Nze a évoqué, jeudi 24 mai, des difficultés financières et des contraintes liées à l’organisation en simultané de la 14e édition de la Fête des cultures dans les différentes capitales provinciales.

«A l’origine, la Fête des cultures devait avoir lieu simultanément sur toute l’étendue du territoire (national). Compte tenu des délais très restreints pour préparer sereinement cette manifestation et d’un certain nombre de contraintes budgétaires, nous serons encore, cette année, contraints de célébrer la Fête des cultures uniquement à Libreville sur le site principal du boulevard Jean Paul II», a justifié le ministre d’Etat à la Culture.

Cette information, à l’intérieur du pays, beaucoup ne l’ont reçu qu’à la dernière minute, et ils n’en sont que peu ravis. Evoquée dès la première réunion préparatoire de la saison des festivals en mars dernier, les autorités provinciales avaient mobilisé les populations. A Tchibanga, par exemple, beaucoup l’ont mauvaise. Une semaine durant, le chef-lieu de la province de la Nyanga a vibré au rythme des «réunions techniques» pour préparer l’événement.

Problème. Jusqu’à hier, les autorités provinciales n’avaient eu ni la confirmation ni l’annulation de l’organisation de la Fête des cultures dans leurs principales villes respectives. Or, faute de budget, les provinces n’ont pas été capables, elles-mêmes, d’organiser leur propre Fête des cultures. La 15e édition sera peut-être la bonne.