Les travailleurs de la ville de Franceville ont célébré le 1er mai 2017. Sous le patronage du gouverneur de la province du Haut-Ogooué, Jacques Denis Tsanga, cette cérémonie a été marquée par un défilé et des décorations pour les employés méritants.

Les travailleurs défilant à Franceville, le 1er mai 2017. © Gabonreview

 

Des médailles du travail pour les employés méritants. © Gabonreview

Le chef-lieu du Haut-Ogooué a célébré avec faste le 1er mai 2017, marquant la fête du travail dans tous les pays du monde. Dans cette partie du Sud-Est du Gabon, la célébration a été marquée par un grand défilé de plus d’une centaine d’entreprises et d’administrations publiques de la localité, mais également par la décoration de la médaille du travail des agents méritants ayant totalisé dix ans, vingt ans et trente ans d’activités au sein de leurs sociétés respectives.

Au cours de cette célébration, quatre-vingt-douze (92) travailleurs ayant totalisé 10 ans d’ancienneté ont été décorés de la médaille de bronze, par le directeur provincial du travail, Obiang Ovono, quarante (40) autres ont reçu la médaille d’argent de la main du préfet de la Mpassa, Yvon Gustave Charles Poyo, pour avoir totalisé 20 ans de travail. Trente-cinq (35) travailleurs ayant totalisé 30 ans d’ancienneté ont été épinglés de la médaille d’or par le gouverneur Jacques Denis Tsanga.

Une autre phase importante de cette circonstance fut la lecture du manifeste par le secrétaire provincial de la confédération syndicale gabonaise (Cosyga), Romuald Lekibi. Dans sa déclaration, le représentant des travailleurs du Haut-Ogooué a dénoncé la léthargie dans laquelle se situent certains employeurs qui refusent de s’aligner aux normes du travail. Il a entre autres évoqué le non-respect de la procédure de licenciement par ces derniers, la délivrance tardive du certificat de travail, des sanctions semblables à des règlements de compte…  «Le travail qui devrait être la santé devient une pathologie. Certains employés ne sont toujours pas assurés à la caisse nationale de la sécurité sociale», a-t-il souligné, avant de transmettre au gouvernement quelques doléances. «Nous demandons au gouvernement, tout en appelant aux services compétents du gouvernement à faire des visites de contrôles réguliers en entreprises, pour une véritable prise en charge des travailleurs par la caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale, car la santé n’a pas de prix; Nous demandons aussi aux plus hautes autorités d’abroger l’appellation des agents de la main d’oeuvre non permanente mais de dire plutôt les agents techniques et ouvrier de l’Etat», a lancé Romuald Lekibi.