Respectivement directrice générale adjointe de BGFI et directrice générale d’Ecobank, Huguette Oyini et Gaëlle Biteghe sont logées dans le top 50 des dirigeantes les plus influentes dans l’espace Afrique francophone, publié par Jeune Afrique.

Deux gabonaises dans le classement Jeune Afrique des femmes les plus puissantes d’Afrique francophone. © D.R.

 

Elles n’ont pas décroché un prix Nobel ni un oscar, et pourtant leur capacité à diriger les structures de grandes tailles ne laisse pas indifférent. Huguette Oyini, directrice générale adjointe de BGFI, et Gaëlle Biteghe, directrice générale d’Ecobank, figurent dans le classement établi par le magazine Jeune Afrique, sélectionnant les dirigeantes les plus puissantes d’Afrique francophones.

Les deux Gabonaises occupent respectivement la 10e et la 44e place du classement. Si le top 10 est dominé par les pays du nord, la DGA de BGFI vient sauver la face de la sous-région Afrique centrale, où elle apparaît tout de même à cette dixième place. Numéro 2 de la plus grande banque gabonaise depuis 2016, elle contribue au rayonnement de cette entreprise à travers sa mission d’améliorer l’animation des différentes filiales. Elle s’est toutefois donnée l’ambition de digitaliser l’activité au sein de celles-ci.

Quant à Gaëlle Biteghe, la patronne d’Ecobank Gabon, c’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois qu’elle figure dans un classement continental. Après le classement Choiseul 100, distinguant les 100 jeunes Africains appelés à impacter le continent dans un avenir proche, la Gabonaise de 33 ans ne cesse d’impressionner par ses capacités managériales. Les deux Gabonaises sont cependant loin de la tête du classement établi par Jeune Afrique, et dominé par la Marocaine Miriem Bensalah-Chaqroun, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc qui est en tête de ce classement.

Le classement réalisé par la rédaction du journal sur la base d’une présélection auprès de plus de 100 dirigeantes des plus grandes entreprises d’Afrique francophone, s’est fondé sur trois critères : l’effectif de l’entreprise pour valoriser son rôle social, le chiffre d’affaires de l’entreprise afin de mettre en évidence sa puissance économique et l’influence supposée de la dirigeante.

Chacune des présélectionnées a été soumise à un questionnaire comportant des items marqués aux couleurs bleu, rouge et orange. Notés de 1 à 5, celles-ci ont mis en évidence la marge d’influence qu’occupent les dirigeantes au sein de leurs entreprises respectives. On note cependant une prédominance du secteur bancaire et des télécoms dans ce classement.

Au moment où le monde célèbre la journée internationale de la femme, cette distinction honorifique vient révéler l’implication des femmes dans le paysage entrepreneuriale. Au Gabon, leur présence dans les administrations est fixée au taux minimum de 30%.

Auteur : Alain Mouanda