Après sa rencontre avec les principaux acteurs de la filière forêt-bois, le ministre d’Etat en charge de la Forêt a effectué sa première visite dans le Woleu-Ntem, où des cas de trafic d’essences protégées ont récemment été enregistrés. Il y a rappelé la force de la loi et la nécessité d’exercer légalement.

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Du 22 au 24 janvier, Pacôme Moubelet Boubeya a séjourné dans le Woleu-Ntem. Une première depuis son arrivée à la tête du ministère de la Forêt, de la Mer et de l’Environnement, alors que la province fait parler d’elle depuis plusieurs mois. A Mitzic et à Bitam particulièrement, des cas de trafic d’essences de bois protégées, à l’instar du Kevazingo, ont été enregistrés en dépit de la mesure du 30 octobre 2017 suspendant temporairement toutes les activités de bois dans le Woleu-Ntem et l’Ogooué-Ivindo.

Attendu sur place par des exploitants forestiers aux prises depuis des mois avec la direction provinciale des Eaux et Forêts, le membre du gouvernement a exigé que «la tendance des activités de la filière forêt-bois s’exécute davantage dans la légalité», aussi bien dans le Woleu-Ntem qu’ailleurs dans le pays, rapporte sa page Facebook ce jeudi 25 janvier. Pacôme Moubelet Boubeya, qui s’est particulièrement adressé à ses représentants dans la province, a rappelé que «force reste à la loi». Le ministre d’Etat en charge de la Forêt dit également avoir milité en faveur «d’actions communes pour faire baisser l’exploitation forestière illégale dans les provinces de l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem».

Cette visite dans le septentrion est intervenue 10 jours après la rencontre du ministre avec les responsables des sociétés forestières regroupés au sein de l’Union des forestiers industriels et aménagistes (Ufiga) et ceux de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises industries (CGPMEI). Une sorte de «dialogue social» qui aurait permis à Pacôme Moubelet Boubeya de comprendre la raison de nombreuses récriminations des acteurs du secteur ces derniers mois. L’adoption du nouveau Code des Eaux et Forêts en République gabonaise, elle se fait toujours attendre.