Exacerbées par le non-respect des clauses inscrites dans le cahier de charges soumis à la société forestière chinoise, Pink Shang Timber, les populations du village Moukab, situé dans la province de la Nyanga ont manifesté leur ras-le-bol le 26 août.

Une image illustrant l’exploitation forestière dans la Nyanga. © Rougier.fr

 

Les activités de la société forestière Pink Shang Timber, basée à 10 kilomètres de Mouabi, dans la province de la Nyanga sont à l’arrêt depuis le 26 août.

Motif : les populations du village ont érigé des barricades à l’entrée du chantier pour empêcher les employés d’y accéder. Ils protestent contre le non-respect des clauses inscrites dans le cahier de charges soumis à la société chinoise.

Selon les villageois, lors de son implantation à Moukab, il y a plus de trois ans, la société chinoise s’était engagée conformément, au cahier de charges soumis par les populations, d’électrifier le village, assurer l’adduction d’eau potable et embaucher la main d’œuvre locale. En outre, la société chinoise avait pris l’engagement d’équiper le dispensaire du village en médicaments.

Or, jusqu’à ce jour, malgré l’exploitation outrancière des essences de bois divers, la société forestière chinoise n’a respecté aucun des de ces engagements, en dépit de multiples rappels à l’ordre des populations.

Face à ce qu’ils considèrent comment un mépris à leur égard, les populations de Moukab ont décidé d’ériger des barricades devant l’entrée du chantier de la société, afin d’empêcher l’accès aux employés.

Cette action vise également à interpeler les autorités administratives de la province de la Nyanga. Pour les populations, les barricades ne seront levées que si l’entreprise respecte ses engagements.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga