L’enquête relative à la tentative d’assassinat de la fillette de deux ans a débouché sur la découverte de plusieurs pièces à conviction, dont un bidon de cinq litre de sang humain, lors d’une perquisition au domicile de l’un des prévenus.

© laboutiqueinsolite.com

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Défrayant la chronique depuis plusieurs jours, l’affaire de la tentative d’assassinat dont a été victime la jeune Euphrasie Ntsame n’a visiblement pas livré tous ses dessous. Au terme d’une perquisition de la Brigade des recherches et d’intervention (BRI) dans la chambre de l’une des présumées complices, les enquêteurs y ont découvert plusieurs preuves accablantes. «Cette perquisition, indique une source autorisée, a permis de mettre la main sur des pièces à conviction, accablantes pour les auteurs présumés de l’acte satanique, qui a vu être éventrée Euphrasie Ntsame, une fillette d’à peine deux ans», indique une source relayée par l’AGP. L’on parle ainsi d’un bidon de cinq litres contenant du sang humain, d’un sachet dans un état de putréfaction contenant des organes humains et deux sabres. A cette lugubre découverte s’ajoute également des seringues, dont on suppose qu’elles servaient à vider les victimes de leur sang, ainsi qu’un album photos dans lequel des visages sont marqués d’une croix, symbolisant une sorte de mission accomplie.

Selon plusieurs sources concordantes, il se rapporte qu’il s’agit là de quelques éléments d’une bande organisée de criminels satanistes, qui écument les rues de Libreville, voire l’ensemble du pays. Dans le cas d’espèce, le trio des présumés assassins est organisé autour de Romeno Phélia Andjomo, jeune fille de 18 ans et résidente de la chambre susmentionnée. Cette dernière est secondée par son petit ami de 26 ans, par ailleurs propriétaire de la chambre, et qui a «facilité la perquisition par les limiers, qui tentent de reconstituer les pièces du puzzle», a rapporté l’AGP. Reste à savoir quel sera la sentence prononcée contre les présumés assassins, actuellement aux mains de la justice, si jamais leur culpabilité était prouvée. Une question d’autant plus importante que le jeune homme a écopé, il y a plusieurs mois, d’une peine de cinq ans pour les mêmes faits, alors qu’il n’en a purgé qu’un et demi.

Des questions d’autant plus légitimes qu’il se rapporte que des gros bonnets seraient derrière ces pratiques immondes. Pour sa part, le tribunal de première instance de Libreville a récemment annoncé que tout est mis en œuvre pour que les auteurs de la tentative d’assassinat de la jeune fille paient le prix fort dans les plus brefs délais.