Les travaux de la quatrième assemblée générale de Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement (APNODE ont débuté le 9 août 2018.

Ouverture de la 4e assemblée générale de l’APNODE à Libreville. © Gabonreview

 

Travaux de la 4e assemblée générale de l’APNODE. © Gabonreview

Le quatrième vice-président du Senat, Victorien Alouba, a ouvert le 9 août les travaux de la quatrième assemblée générale de Réseau des parlementaires africains pour l’évaluation du développement (APNODE).

Les travaux de Libreville porte sur l’«Évaluation des politiques publiques en Afrique : bonne gouvernance, efficacité de la dépense publique».

Au cours de ces assises, les parlementaires africains adopteront le procès-verbal de la dernière assemblée générale annuelle, le rapport annuel ainsi que le rapport financier. Ils procéderont également à l’élaboration de la stratégie de mobilisation des ressources et la planification des activités à mettre en œuvre. Les travaux doivent déboucher sur l’implémentation des outils et méthodologies nécessaires pour une utilisation efficace de l’évaluation lors du contrôle parlementaire.

«Notre objectif en tant que réseau est à la fois de promouvoir de manière globale l’évaluation des politiques publiques dans nos pays et de renforcer le rôle des parlements dans l’évaluation des politiques publiques. Il va de la bonne gouvernance, mais également de l’efficacité de la dépense publique», a affirmé le président de l’APNODE, Roger Mbassa Ndine. Pour ce dernier, l’évaluation n’est pas une mise en accusation des autorités. «C’est simplement la vérification que les programmes annoncés ont été bien exécutés. Que l’argent du contribuable est utilisé à bon escient».

De l’avis du président de la Société gabonaise de l’évaluation des politiques publiques, des programmes et des projets (Sogeval), Petit-Lambert Ovono, l’évaluation des politiques publiques, nécessite un référentiel comportant des indicateurs d’évolution, de réalisation et de processus permettant d’apprécier l’évolution des activités et des programmes menés par le gouvernement.

Si les membres de l’APNODE admettent que les pays africains progressent dans le bon sens, Petit-Lambert Ovono estime que des efforts restent encore à fournir pour parfaire ce mécanisme. «Nous avons des plans stratégiques, des programmes, des activités identifiées, mais ce qui cloche un tout petit peu, c’est la programmation, la planification, la mobilisation et enfin le problème de management des politiques publiques», regrette-t-il.