Dans un communiqué, ce lundi 19 novembre, le président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) appelle à garder intactes les prérogatives du chef l’Etat hospitalisé depuis trois semaines à Riyad.

Depuis Paris, Bruno Ben Moubamba appelle à «sanctuariser» ses prérogatives d’Ali Bongo. © D.R.

 

Bruno Ben Moubamba n’a pas beaucoup apprécié la récente décision de la Cour constitutionnelle ayant permis au vice-président de la République de convoquer puis de présider le Conseil des ministres. De façon voilée, il a tenu à le faire savoir ce lundi, tout en disant prendre acte de «l’absence du Président de la République suite à un souci de santé».

Seulement, cette absence, estime le président de l’ACR, ne doit pas faire oublier que «nous avons le droit de vivre sur une terre normalisée». Et la normalité, Ben Moubamba la considère comme le «respect de l’équilibre entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire».

Or, en déléguant à Pierre-Claver Maganga Moussavou certaines prérogatives d’Ali Bongo, la Cour constitutionnelle à violer cette normalité. «Toutes les prérogatives attachées à [la fonction du président de la République] doivent être sanctuarisées, aux fins d’éviter toute dérive pouvant causer des dommages à la République», estime l’opposant dans un communiqué diffusé depuis Paris (France), où il en «visite privée».

A l’adresse du peuple gabonais, le leadeur de l’ACR appelle «à la vigilance, au calme et à la sérénité». Il leur demande de «ne doit pas avoir peur de défendre la Constitution».