Les faits divers ne cessent de nous proposer, à travers les colonnes des journaux nationaux, leur lot d’histoires bizarres, drôles et surtout tristes, généralement en relation avec la mort, les arrestations etc. Cette fois encore, c’est un squelette humain qui a été découvert à Nkok sur la route nationale N°1. Un autre crime dit rituel ?

Squelette Gabon

Il y a trois semaines environ, les agents de la Société d’électricité, de téléphone et d’eau du Gabon (Seteg) en service dans la zone de Nkok, à 27 km de Libreville sur la route nationale N°1, pour le tracé d’une canalisation d’eau, faisaient la découverte d’un corps en putréfaction finale. Cette fois encore, le quotidien L’union, dans sa parution du mardi 5 juin 2012, rapporte que les mêmes agents ont fait une nouvelle découverte macabre.

Arrivés à Nkok, du fait de la progression de leur travail, ils sont tombés sur des restes humains. Aussitôt, ils ont alerté la gendarmerie de Nkoltang qui s’est rendue sur les lieux pour le constat. Mais en l’absence d’un médecin légiste, le sexe de la victime n’a pu être déterminé. Ce, d’autant plus que personne dans le coin, comme l’ont confirmé des sources policières, n’est porté disparu et rien de tel n’a été signalé dans les environs.

La gendarmerie de Ntoum relève que ces restes ont été découverts presqu’au même endroit où a été retrouvé le corps d’un jeune homme le mois dernier. C’est-à-dire à Abando, un bras de mer prisé par les visiteurs et les jeunes des villages environnants qui s’y rendent régulièrement pour des baignades et des pique-niques.

Une situation qui laisse penser qu’il s’agit d’une personne venue d’ailleurs. Du coup, précise L’union, c’est «la thèse d’un individu assassiné, puis jeté dans les environs par ses bourreaux » qui semble être privilégiée autant chez les habitants de la localité que chez les enquêteurs.  Pourtant, on se demande comment un corps a pu pourrir jusqu’à l’achèvement sans que personne ne s’en aperçoive, ne serait-ce que par l’odeur pestilentielle qu’il aurait dégagé dans des moments de décomposition dans chaleur suffocante.

Est-ce encore un autre crime rituel ? Est-ce la victime d’un braquage ? Est-ce enfin un coup monté qui a fini ainsi  ? Est-il, est-elle, finalement mort de sa belle mort ? Voilà quelques questions que toute personne pourvue de bon sens devrait se poser dans ce genre de cas., en espérant que les enquêteurs pourront élucider le mystère et contribuer à aider le peuple à vaincre la psychose grandissante due à l’usage quasi-quotidienne de l’expression «crime rituel».

Il n’empêche, le fait que le squelette soit retrouvé près d’un endroit où une découverte similaire avait déjà été faite, reste, pour le moins, curieux.