Parce qu’ils portent un regard singulier sur le monde, suscite de l’émotion autant que la raison et les passions, les Escales documentaires de Libreville (EDL) continuent de séduire. La 12e édition se tiendra du 20 au 25 novembre 2017.

Le directeur général de l’Institut gabonais de l’Image et du Son (Igis), le cinéaste Henri Joseph Koumba, le 13 octobre 2013 à Libreville. © Gabonreview

 

Moments forts de la vie culturelle de la capitale gabonaise, les Escales documentaires de Libreville, organisées avec l’Institut français du Gabon (IFG), se déroulera du 20 au 25 novembre 2017. C’est du moins ce qu’a affirmé ce 13 octobre, le directeur général de l’Igis, Henri Joseph Koumba.

Cette année encore, la créativité et l’originalité seront placées au cœur de l’événement, afin de permettre au public de découvrir la riche programmation du festival, avec des films en provenance de plusieurs pays du monde.

Selon Henri Joseph Koumba, l’accent est mis sur la diversité et les films sélectionnés seront plus ou moins de même facture. «Le public qui viendra ne sera pas déçu, à mon avis, par la programmation», a rassuré le directeur général de l’Igis. Les thématiques abordées tourne autour de la femme, la musique, les tribulations sociales, l’Afrique d’aujourd’hui. «Les Escales documentaires de Libreville, c’est vraiment la vitrine du monde d’aujourd’hui», a-t-il déclaré.

Le film documentaire travaille l’intelligence, sensibilise, bouscule, intrigue, donne à réfléchir et à imaginer. C’est la vision libre d’un auteur, d’un réalisateur qui porte un regard singulier sur le monde. Il ne se contente pas avec ce genre cinématographique de montrer le réel, il va au-delà du miroir, rend compte de sa complexité, de ses paradoxes et laisse le champ libre à l’interprétation. Ce qui fait dire à Henri Joseph Koumba que «le problème du documentaire est que c’est un genre à la fabrication, à la création plus difficile que la fiction, contrairement à ce que l’on pourrait penser». «Pour créer un documentaire, il faut maitriser les systèmes d’écriture de la fiction, mais l’adapter au réel. Quand vous avez un auteur qui arrive à le faire, c’est de l’art pur», a-t-il précisé.

A cette édition, l’on annonce des films déjà présentés dans des festivals, tels que «Maman colonel» ou «le Verrou». «Nous avons des films qui nous viennent également des escales documentaires de la Rochelle, de Languedoc et de l’Institut Goethe. Ce sont des films parfois, allemand, mais sur l’Afrique. Ce sont ces regards croisés qu’on aura», a expliqué le cinéaste.

En dehors des projections, l’organisation prévoit un atelier et une table-ronde sur la production du documentaire en Afrique et sa distribution. «A cette table-ronde, nous aurons probablement des invités des chaînes internationales pour que nos producteurs et nos réalisateurs soient bien briefés sur comment les choses se passent à l’international», a précisé le directeur général de l’Igis qui souligne également que les Escales travaillent aussi en amont, avec des établissements scolaires afin d’initier les jeunes au genre documentaire.