Programmée du 23 au 29 novembre prochain, la 10e édition du festival librevillois de documentaires comptera vingt films, des plateformes d’échange et une exposition photos.

Les organisateurs, pendant la livraison du programme, le 18 novembre 2015 à Libreville. © Gabonreview

Les organisateurs, pendant la livraison du programme, le 18 novembre 2015 à Libreville. © Gabonreview

 

Livré par le directeur général de l’Institut gabonais de l’image et du son (Igis) et le chargé de missions culturelles de l’Institut français du Gabon (IFG), le 18 novembre dernier, en présence d’une représentante du ministre de la Communication et de quelques artistes, le programme de la 10e édition des Escales documentaire de Libreville (EDL) est un des plus innovants qu’ont conçus les deux partenaires depuis la création du festival en 2005.

Quelques journalistes et artistes, le 18 novembre 2015 à Libreville, lors de la déclinaison du programme. © Gabonreview

Quelques journalistes et artistes, le 18 novembre 2015 à Libreville, lors de la déclinaison du programme. © Gabonreview

En effet, si l’Igis et l’IFG ont tenu à rendre hommage à Charles Mensah, le regretté directeur de l’ex-Centre national du cinéma (Cenaci), et Guy Lacroix, l’ancien directeur de l’ex-Centre culturel français (CCF), par le biais de la création du «Prix EDL Charles Mensah» et du «Prix du public Guy Lacroix», auxquels ils ont ajouté le «Prix de la commune de Libreville», ils n’en ont pas moins réservé de belles découvertes au public : pour cette 10e édition, l’événement sera élargi aux lycées et collèges de Libreville, Port-Gentil et Moanda où la caravane se rendra. «C’est une manière de rendre plus accessible le film documentaire gabonais, africain et européen au plus grand nombre, notamment aux populations de l’intérieur du pays, qui se plaignent souvent d’être oubliées. C’est aussi une façon d’aller susciter des vocations de ce côté du Gabon», a justifié Henri Joseph Koumba, non sans indiquer qu’à Libreville, les projections se dérouleront à partir de 18h30, mais à 16 h pour les scolaires, alors qu’à l’Université Omar Bongo (UOB), elles démarreront dès 16 h.

Au programme, l’on annonce le lancement d’un concours du meilleur film de trois minutes fait à partir d’un téléphone portable sur la ville de Libreville. Pour Jean Henri Révignet-Inguéza, le directeur général de la culture à l’Hôtel de Ville, ces mini-films permettront d’avoir «un condensé d’opinions des riverains». «Ce sera une sorte de boîte à idées pour la commune, et particulièrement pour la mairie de Libreville, qui montrera le regard des uns et des autres sur certaines réalités de la ville», a-t-il fait savoir. S’agissant des films, les organisateurs en ont retenu 20, dont deux gabonais : «Charles Ntchorere, un africain face aux Nazis» de Jacky Moiffo, qui retrace les grands moment de la vie et de la carrière de l’officier militaire gabonais de l’armée coloniale française, mort au front en 1940 ; et «L’africain qui voulait voler» de Samantha Biffot, qui raconte le rêve, l’obsession et la détermination de Luc, un jeune garçon, qui devient plus tard le premier africain à intégrer le temple Shaolin et à acquérir des techniques traditionnelles de kung-fu que seuls peu d’élus connaissent.

Si d’aucuns ont regretté de ne pas avoir plus de films gabonais dans le programme, pour Geoffroy Meyer, chargé de missions culturelles à l’IFG, c’est pour donner une dimension internationale au festival, qui a tenu à faire une nouvelle fois la promotion d’auteurs congolais, belges, français, malgaches, allemands et polonais. C’est dans cette optique que le comité d’organisation a sélectionné des documentaires tels que «Beats of Antonov» de Hajooj Kuka (Soudan, Afrique du sud), «Dieu ne travaille pas le dimanche» de Leona Goldstein (Rwanda), «Le dos de la veuve» de Mary-Noël Niba (Cameroun) et «Capitaine Thomas Sankara» de Christophe Cupelin (Suisse). Rendez-vous est donc pris pour les premières projections le 23 novembre prochain à Libreville, avant celles des 25, 26 et 27 du même mois à Port-Gentil et Moanda.