Avec l’arrivée de René Ndemezo’o Obiang à sa tête, le Conseil économique et social (CES) envisage de se mettre à l’heure des questions environnementales, pour coller aux exigences du moment.

Scène de l’ouverture de la 2e session ordinaire du CES, le 5 septembre 2017. © Gabonactu.com

 

Lors de sa prise de fonction officielle, le 29 août dernier, René Ndemezo’o Obiang annonçait déjà de profonds changements au sein de l’institution dont il a hérité. Le nouveau président promettait alors d’œuvrer pour le renforcement de l’influence du CES, tout en lui conférant un certain poids auprès des gouvernants, pour en finir avec le peu d’intérêt accordé par l’Exécutif à cette institution qui, a-t-il assuré, a bel et bien des choses à proposer pour le développement du pays.

A l’occasion de la cérémonie d’ouverture de sa 2e session ordinaire, le 5 septembre, René Ndemezo’o Obiang a exprimé son intention de donner au CES un volet environnemental. Il s’agit de coller aux exigences du moment. En plus des questions d’ordre économique, social et politique sur lesquelles les conseillers devront réfléchir jusqu’au 21 septembre prochain, le président a dit attendre d’eux qu’ils se penchent également, et de façon urgente, sur «l’impact économique et social de la pollution au Gabon».

«Il est reconnu que la pollution est une externalité négative, qui démotive la croissance économique et détériore par conséquent les conditions de vie des populations», a justifié René Ndemezo’o Obiang, rappelant que le rôle de son institution est de «donner des avis techniques au gouvernement» sur les questions économiques, social et désormais environnementales.

Jusqu’à leur clôture dans deux semaines, les travaux de la 2e session ordinaire du CES porteront également sur deux autres problématiques : le pouvoir des ménages au Gabon depuis le début de la crise économique en 2014 et les priorités du Plan de relance économique (PRE).