Lancé en début de mois par Guy-Bertrand Mapangou, ministre de l’Enseignement supérieur d’alors, le processus de désignation des nouveaux responsables des facultés et grandes écoles se poursuit. Dans une vingtaine de jours, ils seront connus !

L’amphithéâtre Nguembi Mbina de l’Université Omar-Bongo à Libreville. © wikimedia.org

 

C’est au plus tard le 15 juin prochain que seront connus les nouveaux doyens de Faculté et directeurs généraux des grandes écoles. Après le dépôt des candidatures ayant eu lieu entre le 2 et le 17 mai, les porteurs de projets (candidats) présentent actuellement, devant des jurys, leurs projets de programme pour les trois prochaines années. C’est le cas à l’Ecole normale supérieure (ENS), à l’Ecole normale supérieure d’enseignement technique (Enset) et à l’Ecole Polytechnique de Masuku. Les facultés devraient prendre le relais dès la semaine prochaine, et ce, jusqu’au 8 juin prochain.

Ensuite, le calendrier prévoit du 11 au 15 juin «la désignation et la nomination des nouveaux chefs d’établissement», tandis que le dépôt des listes des collaborateurs devrait intervenir du 18 au 22 juin. Ceux-ci seront désignés le 29 juin au plus tard. Il s’agit des vice-doyens pour les facultés et des directeurs des études pour les grandes écoles.

Enfin, la passation des charges se déroulera dans la semaine du 23 au 27 juillet 2018. D’une manière générale, un grand vent de changement souffle dans les grandes écoles, notamment à l’Enset, où les enseignants estiment qu’après une dizaine d’années à la tête de leur établissement, le Pr. Donatien Nganga Kouya devrait passer la main, en raison, estiment-ils, d’un bilan qui, positif au départ, s’est progressivement «désagrégé» au fil des ans. L’établissement chargé de former les enseignants des lycées et collèges techniques est en effet confronté à des difficultés de toutes sortes que peine à résoudre l’actuel responsable. «L’arrivée tardive du budget de l’établissement ne saurait en être la seule raison», estiment les contempteurs de Donatien Nganga Kouya. À Gabonreview, on sait, en écrivant ce qui précède, que l’intéressé, époux d’une magistrate, pourrait encore menacer la rédaction de «procès pour diffamation». Nos lecteurs réclament cependant une information bonne et précise.

Recteur sortant de l’Université Omar-Bongo (UOB) dont Gabonreview ne craint pas de poursuites en diffamation, Marc-Louis Ropivia, candidat à sa propre succession aurait présenté son projet. Nombreux pourtant estiment qu’il devrait rendre le tablier, sa gestion de la plus grande université du pays étant des plus controversées. La Force de réflexion et d’actions pour l’Enseignement supérieur (Frapes) et du Syndicat des enseignants-chercheurs (Snec) lui reprochaient notamment le manque de transparence dans la gestion des finances de l’Université, l’absence de créativité et «l’opération d’injures et d’outrages» orchestrée par lui.

Après avoir abandonné le procédé de l’élection des chefs d’établissement d’enseignement supérieur, les pouvoirs publics l’ont remis en selle du fait de la demande insistante des syndicats d’enseignants. Le mandat est de trois ans, renouvelable une fois. Fini donc les «titres fonciers» à la tête des facultés et grandes écoles.