Les enseignants et agents de cet établissement d’enseignement supérieur observent un mouvement de grève. La rentrée prévue le 3 janvier n’a pas eu lieu.

Des étudiants de l’INPTIC (illustration). © INPTIC

 

En raison d’un gel de cours décidé par le personnel académique, la rentrée prévue pour le 3 janvier n’a pas eu lieu à l’Institut national de la poste, des technologies de l’information et de la communication (INPTIC). Enseignants et agents de cet établissement d’enseignement supérieur public, qui compte plus de mille étudiants inscrits, réclament le paiement intégral de leurs arriérés de salaire. Pour les premiers, il s’agit du non-paiement des vacations depuis trois semestres, quand les seconds se plaignent de ne pas avoir touché leur salaire depuis quatre mois.

Jean Paul Moussavou, directeur des études et de la pédagogie à l’INPTIC. © Capture d’écran/TéléAfrica

Selon Jean Paul Moussavou, le directeur des études et de la pédagogie, «cette situation est due, d’une part, au non-versement (par l’Etat) de la subvention à l’établissement, et d’autre part, au non-versement des frais de scolarité».  Au sein de l’INPTIC, l’on comprend mal que le gouvernement, et particulièrement le ministère en charge de l’Enseignement supérieur, informé de la situation depuis plusieurs mois, soit resté muet et immobile face aux revendications justifiées des enseignants et des agents. D’autant que le même ministère est informé de ce que l’INPTIC a énormément recours aux enseignants vacataires. Ces vacataires, constitués de professionnels non enseignants et d’enseignants externes, sont estimés à «au moins 80%, (sinon) 99%», selon la direction de l’institut.

Toutefois, a indiqué Jean Paul Moussavou sur TéléAfrica, une sensibilisation a été initiée auprès des étudiants, pour leur demander de «garder le calme» et les assurer de la reprise prochaine des cours. Mais à la direction de l’INPTIC, on regrette déjà des jours de perdus dans «un programme serré». De leur côté, les enseignants ont conditionné la reprise des cours au paiement de leurs arriérés de salaires.