Privés de cours depuis juin 2016 et craignant la suppression de leurs bourses, les étudiants de l’Institut de la poste des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) ont tiré la sonnette d’alarme, le 20 novembre à Libreville.

Les étudiants de l’INPTIC, le 20 novembre 2017. © Gabonreview

 

Les étudiants de l’Institut de la poste des technologies de l’information et de la communication (INPTIC) traversent une situation inédite, caractérisée notamment par l’arrêt des activités pédagogiques dans cet établissement supérieur depuis six mois. Exprimant leur ras-le-bol, les pensionnaires de cet établissement ont poussé un cri d’alarme le 20 novembre à Libreville.

Selon les étudiants, la situation touche près de 500 apprenants de la première année de licence dans les quatre filières de l’INPTIC. Ces derniers sont  privés de cours depuis le mois de juin 2016. Et, à ce jour, leurs résultats de fin d’année ne sont toujours pas connus. Par ailleurs, les sessions de rattrapage ne sont pas organisées. Mieux, le concours d’entrée a été suspendu.

Concernant les étudiants de deuxième et troisième année, ils n’ont toujours pas déposé leurs rapports de stage pour les soutenances de DTS et licence. Dans le même temps, leurs bourses ont été supprimées depuis juin 2016 par l’Agence nationale de bourses et stages (ANBG).

Selon le directeur général de l’INPTIC, les difficultés de l’établissement ont démarré il y a trois ans, lorsque l’ANBG a décidé de prendre en charge les frais de scolarité des étudiants. Si Claude Ahavi a reconnu que le partenariat a très bien fonctionné la première année, ce dernier a soutenu que par la suite, l’ANBG avait de plus en plus du mal «s’acquitter des frais scolarité des étudiants».

A ce jour, l’ANBG cumule une dette de 600 millions de francs CFA auprès de l’INPTIC. Autre conséquence de cette situation : «le personnel de l’établissement cumule quatre mois de salaires impayés. Les enseignants ont bloqué toute activité, en raison du non-paiement de leurs vacations», a expliqué Claude Ahavi.

Face à cette situation, étudiants et dirigeants ont interpellé le gouvernement afin qu’une solution soit trouvée dans les meilleures délais.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga