Mis à la porte par leurs établissements en raison du non-paiement par l’Etat de leurs frais d’inscription, les étudiants de l’Ecole franco-américaine (Afram) et de l’Ecole de management (EM) se sont rendus au bureau de l’Unesco pour exposer leur situation. Ils envisagent déjà une grève de la faim si rien n’est fait dans les prochaines semaines.

Des étudiants d’Afram après leur réunion à l’Unesco. © D.R.

 

Quatre mois après leur exclusion des instituts en raison du non paiement de frais par l’Etat, les étudiants d’Afram et EM Gabon s’en sont remi, la semaine écoulée, à l’Organisation des nations unies pour l’éducation la science et la culture (Unesco).

 Essoufflés, après toutes les démarches menées auprès des autorités de la République sans obtenir gain de cause, les étudiants se sont résolus à rencontrer le conseiller en charge de l’éducation de l’Unesco pour faire état de leur situation. « Nous vous été reçus par le conseiller en charge de l’éducation qui nous a fait comprendre qu’elle nous aiderait dans le cadre des pouvoirs qui sont les leurs à résoudre définitivement ce problème qui nous met en mal depuis le mous d’octobre », a confié Nzamba Nzamba Mboungui, le porte parole des étudiants.

Accompagnés du bureau de la Ligue estudiantine de droits de l’homme, les étudiants se sont également rendus au bureau du Programme des nations unies pour le développement (Pnud). S’ils semblent voir une lueur d’espoir après ces échanges avec les représentants des organisations des Nations Unies, les étudiants envisagent déjà d’entamer une grève de la faim dans les tous prochains jours si leur situation n’est pas résolue.

Pour rappel, ces étudiants estimés à plus de 500, ont été exclus d’Afram et de l’Ecole de Management depuis le mois d’octobre, faute du règlement de leurs frais de réinscription par l’Etat les ayant orientés dans ces établissements.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga