Les enseignants de l’Université Omar Bongo ont suspendu le 3 juillet toute activité pédagogique, pour protester contre le non-paiement depuis 2014, des primes liées aux vacations et à la recherche. Prévue s’étaler sur une semaine, cette suspension ne sera levée, précisent-ils, qu’après le paiement total des leurs prestations.

La banderole accrochée au portail de l’UOB indiquant la suspension des activités pédagogiques, le 3 juillet 2017. © Gabonreview

 

Les activités pédagogiques sont à l’arrêt à l’université Omar Bongo depuis le 3 juillet 2017. Les enseignants membres du Syndicat national des enseignants chercheurs (Snec-UOB) ont décidé de cesser de dispenser les enseignements pour une semaine. La suspension des cours dans la plus grande université du Gabon est due au non-paiement des prestations des enseignants depuis l’année 2014.

Selon le président du Snec-UOB, le débrayage est consécutif à l’assemblée générale extraordinaire tenue le 30 juin, au cours de laquelle le Snec avait «examiné la restructuration du Snec-UOB et le retard lié au paiement des prestations des enseignants chercheurs», a expliqué Mike Moukala Ndoumou.

Concernant le paiement des prestations des enseignants, le Snec en est venu, «à constater que les budgets alloués à l’UOB sont non seulement en decrescendo, mais depuis 3 ans, et par rapport à d’autres établissements, la part qu’on lui accorde est infime et ne répond plus à ses attentes. C’est dans cette optique que depuis les années 2014-2015, 2015-2016, 2016-2017, les prestations de près de 400 enseignants chercheurs que compte l’UOB ne sont plus entièrement payées», a déploré le président du Snec.

Estimant que leur patience «a atteint son paroxysme et considérant ce retard comme une indifférence de la gouvernance universitaire vis-à-vis de leur noble entreprise», les enseignants ont décidé d’une suspension d’une semaine de toute activité pédagogique.

La reprise des activités, précisent-ils «sera conditionnée par le paiement total des leurs prestations».