S’exprimant sur les raisons ayant retardé la rentrée académique à l’Université Omar Bongo (UOB), le ministre de l’Enseignement supérieur a assuré que le démarrage des cours est finalement prévu pour janvier 2018.

Des étudiants manifestant contre la hausse des frais d’inscription et frais d’écolage. © Gabonreview

 

Initialement prévue en novembre, la rentrée académique 2017-2018 interviendra finalement en janvier 2018. C’est du moins ce qu’a affirmé le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur, dans une interview parue dans L’Union du 27 décembre. «Elle avait été prévue pour avoir lieu le 15 novembre 2017. Mais pour un certain nombre de raisons, cette échéance n’a pas pu être respectée», a déploré Guy Bertrand Mapangou.

Parmi ces raisons, le membre du gouvernement a pointé du doigt l’absence d’une vision programmatique, la diminution progressive des capacités d’accueil, l’obsolescence des équipements pédagogiques, la diminution constante des dotations budgétaires, la permanence de l’insécurité en milieu universitaire, etc.

«Toutefois, il y a eu beaucoup d’améliorations faisant en sorte que plusieurs grandes écoles ont pu commencer les cours. Il y a un frémissement du côté de la faculté des Lettres. Mais, les examens se poursuivent du côté de celle de Droit et Sciences économiques. Idem pour l’Ecole normale supérieure (ENS). Dans les autres grandes écoles et à l’université de Masuku, les cours reprendront aussitôt que nous aurons tenu les conseils d’administration», a expliqué Guy Bertrand Mapangou.

Guy Bertrand Mapangou. Et, quelques plans de l’UOB. © Gabonreview

Par ailleurs, pour surmonter ces difficultés perturbant le bon fonctionnement des universités, un certain nombre de réformes a été initié par le ministère de l’Enseignement supérieur. Ces réformes visent l’amélioration de la performance académique par la professionnalisation de la gestion des établissements, et l’accroissement de leur contribution à la stratégie «Gabon émergent».

Les réformes s’appuient sur deux piliers structurants. Le premier est la modernisation de la gouvernance universitaire. Celui-ci s’appuie sur la révision du cadre réglementaire, à travers «l’actualisation des statuts des universités et grandes écoles, l’instauration d’un management de projet où les chefs d’établissement sont désormais nommés à partir d’un projet de développement institutionnel, sur la base d’un processus concurrentiel, la dématérialisation des procédures administratives et académiques par la généralisation du numérique dans la gestion quotidienne des établissements, ainsi que la création d’une police universitaire pour renforcer la sécurité de l’activité académique».

Le second pilier est le renforcement de l’autonomie financière des établissements. «Il appelle l’élargissement et la diversification des fonds propres des universités et grandes écoles par le réajustement des droits universitaires et le renforcement du partenariat avec le privé, de façon à allier formations supérieures et besoins de marchés de l’emploi», a expliqué Guy Bertrand Mapangou.

Les frais d’inscription, questions épineuses de ce début d’année académique, ont été également abordés par le ministre de l’Enseignement. «En principe, les étudiants déboursent, en formation initiale, 35 000, 60 000 et 80 000 francs CFA par an, respectivement pour les cycles Licence, Master et Doctorat. Dans certains établissements comme l’ENS, les tarifs en Licence et Master étaient déjà supérieurs à ceux pratiqués aujourd’hui. Pour les formations continues, les tarifs peuvent varier d’un établissement à l’autre, en fonction de la spécificité de la formation», a-t-il souligné.

Selon le membre du gouvernement, son département n’a enregistré aucune plainte officielle sur une violation des taux officiels. «Si tel était le cas, toutes les mesures qu’impose la situation seront prises», a affirmé Guy Bertrand Mapangou.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. Tarek dit :

    Triste est de lire cela. Mais c’est du Blabla… Je crois que certain Ministre piétine l’autorité du Président de la République. Et le problème universitaire Gabonais est très simple… Je me répète en disant très simple. Parfois je me demande qui conseils ces ministres. Svp. Ayez vos idées par rapports au problème de votre système. Et non du copier-coller sans comprendre le contexte.

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