Le chef de l’Etat gabonais prendra part au premier sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI) prévu le 11 mars à New Dehli, en Inde. Une rencontre au cours de laquelle le Gabon présentera deux projets traduisant sa volonté de faire une transition énergétique en faveur des énergies renouvelables.

Ali Bongo est attendu, le 11 mars à New Dehli, en Inde. © Twitter/PIB India

 

A la tête d’une délégation, Ali Bongo prendra part au premier sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI) prévu le 11 mars à New Dehli, en Inde. Cette nouvelle organisation internationale vise à accélérer le déploiement de l’énergie solaire dans les 121 pays à fort ensoleillement, situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne.

Ses objectifs sont multiples : réduire massivement les coûts de l’énergie solaire, répondre à la forte demande énergétique dans les pays en développement et contribuer à la lutte contre le changement climatique. La rencontre de New Dehli va porter sur le renforcement de la dynamique de l’ASI, des projets concrets et des stratégies de financement pour la mise en œuvre des objectifs de l’Alliance. Pour faire écho au nombre de pays riches en ressources solaires, l’ASI prévoit le lancement de 121 projets témoins.

Dans ce sens, le Gabon présentera deux projets traduisant sa volonté de faire une transition énergétique en faveur des énergies renouvelables, en vue de lutter contre le réchauffement climatique. «La première offre sera composée de kits de petites et grandes capacités susceptibles de remplacer les compteurs Edan, dans les zones hors-réseau de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG)», a expliqué le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations.

«Le deuxième projet concerne des centrales d’hybridation, mix énergétique entre les solutions fossile et solaire. En renforcement du réseau SEEG, on propose aux populations de remplacer le pétrole lampant et les groupes électrogènes d’utiliser les solutions solaires», a ajouté Herman-Régis Nzoundou Bignoumba.

L’ASI a été lancée par la France et l’Inde lors de la conférence de Paris pour le climat en décembre 2015. Depuis le 6 décembre 2017, l’Alliance a acquis le statut d’organisation internationale. A ce jour, l’accord-cadre définissant ses statuts a été signé par 52 pays et ratifié par 26 d’entre eux. Il s’agit d’une des coalitions les plus prometteuses pour lutter contre le changement climatique.