Lassé de la crise qui perdure à l’Ecole nationale des arts et manufacture (Enam), le Syndicat national de la culture et des arts (Synaca) envisage d’interpeller prochainement la tutelle en vue de son règlement immédiat.

L’Enam est en proie à des difficultés depuis plusieurs années. © D.R.

 

Six mois après la dernière suspension des cours à l’Enam, le Synaca estime que la crise dans cette école n’a que trop duré. Il faut en finir. Atone depuis des mois, l’organisation syndicale a décidé, mardi 15 mai, de s’en plaindre officiellement à la tutelle. Avant la fin de la semaine courante, elle déposera sur la table d’Alain-Claude Billie-By-Nze «une lettre d’interpellation». Celle-ci, prévient le président du Synaca, «s’accompagnera d’un préavis de grève de 10 jours».

Le Synaca a par ailleurs conseillé au ministre d’Etat «de réagir au plus vite pour éviter des situations inconfortables». Pour l’organisation qui dit «défendre les intérêts moraux et professionnels des enseignants et des travailleurs non syndiqués de l’Enam», l’objectif est de parvenir à sortir l’établissement d’enseignement de la situation de marasme qu’il traverse, en réalité, depuis plusieurs années. Mais «la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le non-paiement des vacations des enseignants», expliquent les syndicalistes, qui attendent également que soient mises en application les réformes annoncées par la tutelle.

Il y a quelques mois, en effet, une commission avait été mise en place à l’initiative du ministère de la Culture et des Arts, dont la mission était de réfléchir sur l’application des réformes envisager dans le cadre de la restructuration de l’Enam. Il s’agissait précisément d’aborder le passage de l’Ecole en institut. Etudiants et enseignants s’impatientent quant à  la matérialisation de cette principale réforme.

Au nombre des revendications ayant conduit à la suspension des activités pédagogiques au sein de l’école, en plus du non-paiement des vacations des enseignants, le Synaca cite les intégrations du personnel qui tardent à arriver et le non-paiement de deux ans d’arriérés de bourse aux étudiants du cycle moyen.