Le président du Parlement panafricain s’est exprimé, le 3 novembre courant, devant l’Assemblée nationale française pour soutenir l’initiative de l’ancien ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, qui lève des fonds afin d’éclairer l’Afrique.

Jean-Louis Borloo et l'honorable Roger Nkodo Dang. © Réveil FM International

Jean-Louis Borloo et l’honorable Roger Nkodo Dang. © Réveil FM International

 

Le président du Parlement panafricain, le Camerounais Roger Nkodo Dang, est intervenu, le 3 novembre dernier au Palais Bourbon. Cette initiative, qui intervient en prélude à la rencontre entre le président de la République française et des délégations de haut niveau issues des quatre principales organisations intergouvernementales du continent africain (Cedeao, CEEAC, Comesa, SADC) prévue pour le 10 novembre prochain, s’inscrit dans le cadre du travail engagé par l’Assemblée nationale française en vue de la Cop 21, en lien notamment avec l’initiative de la Fondation «Energies pour l’Afrique» présidée par Jean-Louis Borloo.

Pour Roger Nkodo Dang, qui croit à ce vaste projet qui permettra d’offrir l’électrification aux 600 millions d’Africains n’ayant pas encore accès à cette source d’énergie, il est urgent d’obtenir un accord concret, immédiatement opérationnel, pouvant permettre à l’agence africaine de l’électrification du continent de disposer, dès 2016, des subventions indispensables, estimées à 50 milliards de dollars ( environ 45,2 milliards d’euros ou 25 000 milliards de francs).

Pour sa part, Jean Louis Borloo estime qu’en dix ans, on peut électrifier 80% de l’Afrique, ce qui lui permettrait de passer de 5% à 12% de croissance par an. Seule un quart de la population africaine n’a pas l’électricité. Chaque année, 10 millions d’Africains supplémentaires n’ont pas accès à l’énergie. Cette évidence, plus personne ne la nie. «L’électricité en Afrique, c’est la démocratie sur le continent. Les africains peuvent écouter la radio, regarder la télévision, les étudiants peuvent étudier dans des salles éclairées, les machines peuvent tourner sans polluer… Si l’on ne fait rien, les problèmes de migration vont continuer», décrypte l’ancien ministre français de l’environnement, qui espère que la décision de créer une agence dédiée avec un financement garanti, traçable et vertueux, sera prise à l’occasion du sommet «Europe-Afrique » sur la migration, prévu les 11 et 12 novembre prochain, avant le début de la Cop 21.