Dans un contexte marqué par la baisse du prix du baril de pétrole, la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a salué les efforts de diversification économique lors de sa visite, le 29 août dernier, à l’Ecole nationale des eaux et forêts (Enef).

Michaëlle Jean (au centre) à l’Enef, le 29 août à l’Enef. © Gabonreview

Michaëlle Jean (au centre) à l’Enef, le 29 août à l’Enef. © Gabonreview

 

Quelques moments de la visite de Michaëlle Jean à l’Enef, et de sa descente dans la forêt classée de la Mondah, le 29 août au Cap Estérias. © Gabonreview

Quelques moments de la visite de Michaëlle Jean à l’Enef, et de sa descente dans la forêt classée de la Mondah, le 29 août au Cap Estérias. © Gabonreview

La secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a visité, le 29 août dernier, l’Ecole nationale des eaux et forêts (Enef), située au cap Estérias. Pour le ministre de la Forêt, cette visite témoigne de l’intérêt que l’OIF accorde au développement des industries de la filière forêt-bois. «Au regard des missions qui incombent à l’organisation que vous dirigez, il nous apparait que l’OIF pourrait être pour l’Enef un partenaire privilégié et incontournable à même de l’accompagner dans son développement futur», a lancé Noël Nelson Messone, réaffirmant toute sa disponibilité pour le «développement d’un partenariat fructueux entre l’Enef et l’OIF». Un appel du pied auquel Michaëlle Jean a répondu favorablement, insistant sur l’importance de cette école dans un contexte marqué par la chute du prix du baril du pétrole. «La diversification de nouvelles filières au sein de cette école était au cœur des discussions, la veille, avec les plus hautes autorités du pays», a-t-elle dit.

Michaëlle Jean a été édifiée sur le rôle et les missions de l’Enef et de l’école du bois de Boué. Le directeur général de cette école a notamment indiqué qu’elle est un projet de 17 milliards de francs lancé en 2012. «Elle a pour mission principale la formation aux technologies et aux métiers de l’industrie du bois. Ses objectifs sont de former des ingénieurs de qualité qui s’occuperont de toutes étapes de la transformation du bois», a expliqué Bon-Jean Badjyenda. Le directeur général de l’Enef s’est livré au même exercice en signifiant que son école occupe une concession de 28 ha et dispose d’une infrastructure et d’un équipement permettant d’accueillir une centaine d’étudiants et stagiaires. «C’est une institution de formation sous-régionale aux métiers de la filière forêt-bois-environnement, qui vise une gestion rationnelle et durable des ressources forestières, fauniques, halieutiques et aquacoles», a déclaré Sylvain Ibouanga Mboumba.

Cette visite s’est poursuivie par une petite excursion dans la forêt classée de la Mondah, où Michaëlle Jean s’est réjouie de la richesse des essences, non sans féliciter les efforts de conservation du pays.