Démentant la prochaine levée de fonds du Gabon sur le marché financier sous-régional, le ministre de l’Economie a indiqué qu’une telle opération fera l’objet d’une communication au moment opportun.

Régis Immongault, ministre de l’Économie. © gabon-local-content.com

 

«Erronée et sans fondement» ! C’est ainsi que le ministre de l’Economie a qualifié l’information selon laquelle le gouvernement procédera, fin avril prochain, à une levée de fonds d’un montant de 200 milliards de francs CFA sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale(Cemac).

«Cette information est relayée par les réseaux sociaux et plusieurs sites d’informations économiques en ligne depuis le début de ce mois, alors que le montant des émissions obligatoires du Gabon sur le marché financier de la Cemac demeure fixé à 100 milliards de francs CFA conformément à l’inscription contenue dans la loi de finances 2017», a déploré Régis Immongault, dans un communiqué publié ce 13 mars.

Pour le membre du gouvernement, cette information est d’autant plus infondée que, dans le cadre du Plan de relance économique (PRE) 2017-2019, dont le cadrage macroéconomique et budgétaire est en cours de finalisation avec le concours du Fonds monétaire international (FMI), le montant et les modalités du financement intérieur pourraient affecter le niveau des emprunts obligataires à lever sur le marché financier de la sous -région.

«Dans tous les cas, ce dernier sera acté par une actualisation de la stratégie d’endettement et le vote d’une loi de finances rectificative par le Parlement», a précisé Régis Immongault. Le ministre a rappelé aux spécialistes en valeurs du Trésor du Gabon, aux investisseurs Institutionnels, aux autres acteurs du marché qu’une éventuelle levée de fonds fera l’objet de communication au moment opportun.

«Conformément à sa stratégie d’intervention sur le marché financier de la CEMAC, le gouvernement gabonais procèdera, en temps opportun, aux annonces relatives à ses prochaines émissions obligataires suivant les usages et bonnes pratiques qu’il a adoptés depuis son retour sur ce marché en 2013», a conclu le ministre de l’Economie.

Auteur : Carlyne Mamboundou