Pour tenter de redonner au front de mer de la capitale son lustre d’antan, l’Hôtel de ville est récemment rentré en discussion avec le Premier ministre.

Une vue du front de mer à Libreville. © D.R.

 

Principale vitrine de Libreville, le front de mer s’est progressivement dégradé depuis ces dernières années au point d’en dégager une image pour le moins hideuse de la capitale gabonaise. Pour en finir avec cette image, alors qu’on s’achemine vers la fin de la Coupe d’Afrique des nations (Can) de football qu’accueille le Gabon depuis le 14 janvier, le maire de la commune de Libreville entreprend d’engager des travaux dans les semaines qui viennent. Pour ce faire, le 31 janvier, Rose Christiane Ossouka Raponda est allée présenter le projet au Premier ministre.

Le maire de Libreville en réunion avec les membres du gouvernement, le 31 janvier 2017. © Primature-Gabon

La réunion à laquelle a également pris part le coordonnateur du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE) visait un but précis : obtenir l’appui du gouvernement pour un embellissement du littoral librevillois. D’autant qu’à Port-Gentil, les autorités municipales avaient lancé les travaux depuis plus d’un an, et le rendu, depuis lors, est plutôt plaisant. Selon l’édile de Libreville, l’embellissement de la façade maritime de la capitale rentre dans le cadre d’un large programme lié à l’aménagement des espaces publics de la ville. Il s’est agi au cours de la réunion avec les membres du gouvernement de réfléchir sur les stratégies à mettre en place en vue de «rendre le front de mer un peu plus beau qu’il ne l’est aujourd’hui», a indiqué Rose Christiane Ossouka Raponda. A l’Hôtel de ville de Libreville, l’on précise que cette concertation avec les autorités gouvernement et la demande d’appui de celui-ci répond à la volonté d’«intégrer les politiques locales dans les politiques publiques».

A la primature, le projet porté par le maire de Libreville bénéficie déjà d’une certaine attention. Dans les prochains jours, croit savoir Rose Christiane Ossouka Raponda, les différentes actions à entreprendre pour la réalisation de son projet devraient être identifiées de commun accord, d’abord avec la direction générale de l’Environnement pour les études d’impact, ensuite avec le ministère du Budget pour le financement.