L’actuel conseiller politique du président de la République, selon Jean-Boniface Assélé, aurait joué contre son ancien parti, le CLR, notamment en faisant échouer la cogestion de la mairie de Libreville.

Eloi Nzondo, son cœur a toujours balancé entre CLR et le PDG. © Timesinfos.com

 

Jean-Boniface Assélé n’a toujours pas digéré que la cogestion de l’Hôtel de ville de Libreville qui lui avait été promise n’ait pas été effective. A quelques mois de la fin de son mandat, le président du Centre des libéraux réformateurs (CLR) n’hésite plus à s’épancher, accusant certains de ses anciens proches collaborateurs d’avoir sabordé son projet et tué ses ambitions. Eloi Nzondo, a affirmé, samedi 20 janvier, le premier maire adjoint de Libreville, est le principal responsable de l’échec de cette cogestion avec le Parti démocratique gabonais (PDG), la formation politique à laquelle il appartient aujourd’hui.

«La cogestion est une ambition politique louable. Elle n’a pas réussi par la faute d’Eloi Nzondo», a accusé Jean-Boniface Assélé selon qui, l’actuel secrétaire national du PDG chargé des relations avec les partis alliés ne souhaitait pas qu’il soit maire à sa place. Le président du CLR a laissé entendre que son ancien bras-droit jouait contre son propre camp, voire pour le compte de l’allié.

Alors qu’il était vice-président, Eloi Nzondo avait été chargé de présider le groupe du CLR dans le cadre de la cogestion de la mairie de Libreville. «Pendant que nous étions en train de nous battre, il ne s’était jamais rapproché de son homologue du PDG, Faustin Boukoubi», pour s’assurer de l’effectivité de l’alliance entre les deux partis, et surtout du partage des responsabilités. A l’époque, l’actuel conseiller politique d’Ali Bongo était-il une taupe du PDG au sein du CLR ? Si Jean-Boniface Assélé n’a pas caché ses doutes sur la véritable implication d’Eloi Nzondo à ses côtés, il n’a pas moins annoncé que son parti se battra dans les mois qui viennent pour ravir au PDG la mairie de Libreville.