La province du Woleu-Ntem pourrait bénéficier du surplus de l’énergie produite par la Guinée équatoriale.

Le Pr Daniel Ona Ondo et le ministre Patrick Eyogo Edzang, le 14 septembre 2018, à Libreville. © D.R.

 

Confronté à des difficultés d’approvisionnement en électricité dans certaines villes, notamment celles de l’intérieur pays, le Gabon pourrait bientôt avoir recours à l’aide d’un de ses voisins, la Guinée équatoriale, pour alimenter une partie de la province du Woleu-Ntem. C’est, en tout cas, l’éventualité présentée par Daniel Ona Ondo, le 14 septembre à la faveur de sa rencontre avec le ministre gabonais de l’Eau et de l’Energie Patrick Eyogo Edzang.

Le président de la Commission de la Cemac a, en effet, estimé que «le surplus de production d’énergie de la Guinée équatoriale peut permettre d’alimenter le nord du Gabon, notamment sur la ligne Mongomo-Oyem, où des poteaux sont déjà implantés».

Si l’idée soumise par Daniel Ona Ondo a trouvé l’assentiment de Patrick Eyogo Edzang, qui a estimé que «ce projet, profitable aux deux pays, peut facilement être mis en œuvre», il convient de rappeler que cette éventualité a été évoquée il y a plus de 7 ans. Il compte, en effet, parmi les 29 programmes et 86 projets contenus dans le Programme économique régional (PER) de la Cemac qui se décline en 5 axes et 12 objectifs stratégiques. Ce programme est supposé porter des fruits à l’horizon 2025. A l’époque, la vision était déjà précise : «Faire de la Cemac un espace économique intégré émergent, où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance, au service du développement humain».

Dans les faits, ce projet d’entraide entre les deux pays dans le domaine énergétique pourrait démarrer par les connexions Mongomo-Medzeng, Medzeng-Oyem, Oyem-Mitzic et Kyè Ossi-Oyem. Le gouvernement gabonais informe qu’un protocole d’accord a déjà été transmis à la partie équato-guinéenne. Il ne reste plus qu’à le signer pour le lancement de la phase 1 du projet.