La Banque africaine de développement (BAD) a dévoilé le 20 juin dernier, en marge du Forum africain de l’énergie, à l’île Maurice, le tout premier indice de réglementation du secteur de l’électricité (Electricité Regulatory Index-ERI) en Afrique.

Le tout premier indice de réglementation du secteur de l’électricité (Electricité Regulatory Index-ERI) en Afrique, produit par la Bad. © D.R.

 

La Banque africaine de développement a annoncé le 20 juin dernier à l’île Maurice, la mise en place du tout premier Indice de réglementation du secteur de l’électricité en Afrique (ERI).

Selon un communiqué de la Bad, cet indice se veut un outil d’analyse comparative qui suit les progrès des pays africains en matière de réglementation du secteur de l’énergie, au regard des normes internationales et des meilleures pratiques dans le domaine. Il permettra de mesurer l’impact de la réglementation du secteur de l’électricité sur la performance de la prestation de services dans les pays visés par l’étude, et identifie ce qu’il faut améliorer en priorité.

«L’indice de réglementation de l’électricité a surtout pour objectif d’inciter les acteurs du secteur africain de l’électricité à s’attaquer à la performance de la réglementation et aux lacunes identifiées dans le rapport», a souligné le vice-président en charge de l’Électricité, de l’énergie, du changement climatique et de la croissance verte à la Bad, Amadou Hott.

La première publication de l’indice ERI annuelle, couvre 15 pays d’Afrique : Cameroun, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Malawi, Namibie, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda et Zimbabwe. Les éditions à venir seront enrichies de nouvelles données et couvriront un nombre croissant de pays.

Selon la Bad, dans un pareil contexte, la régulation et la réglementation sont cruciales, pour s’assurer notamment de la qualité de prestation de services fournis aux usagers, d’une part ; mais aussi de l’attractivité du secteur auprès des investisseurs privés d’autre part, désireux d’obtenir des gages de transparence, de prévisibilité et de bonne gouvernance avant de s’engager.

«Des progrès significatifs ont été enregistrés dans chacun des domaines que couvre l’étude. Reste qu’il faut faire encore plus d’efforts pour favoriser la mise en place d’un environnement dans lequel les acteurs du secteur privé se sentent à l’aise d’investir», confirme le directeur du département des Solutions financières dans l’énergie, des politiques et de la réglementation à la Bad, Wale Shonibare.