Parmi les derniers entrés en campagne, le candidat de l’UPNR, la formation politique de Louis-Gaston Mayila, veut demander des comptes pour les promesses faites aux Portgentillais, non tenues et égrenées tout au long des causeries.

L’affiche de campagne de Christian Nkolo Ogandaga de l’UPNR. © Gabonreview

 

C’est au moment où la campagne électorale entre dans sa dernière ligne droite que Christian Nkolo Ogandaga fait son apparition pour défendre les couleurs de l’Union pour la nouvelle République (UPNR), au deuxième siège de la commune de Port-Gentil, pour les législatives. Un arrondissement où la bataille s’annonce âpre face à Joël Pono du parti de Me Séraphin Ndaot Rembogo (PDS), à Jean-Fidèle Otandault du parti au pouvoir (PDG) et à Eliane Ginette Makaya Ntchandy épouse Levasseur de l’UPG, tous partis bien plus tôt avec, sans doute beaucoup plus de moyens.

Rôle réel du député

En effet, le franc électoral obtenu est plutôt décevant : les vingt-neuf candidats de l’UPNR répartis sur l’ensemble du territoire ont dû se partager les vingt millions donnés par l’Etat. C’est donc avec moins d’un million de francs que l’homme doit battre campagne pendant les trois jours qui restent avant l’élection. Ne pouvant financer ni causeries, ni meetings, c’est donc un affichage sommaire et surtout du porte-à-porte que Christian Nkolo Ogandaga va devoir faire, prospectus à la main. Son discours : rappeler le vrai rôle du député qui est de voter la loi, de consentir l’impôt et de contrôler l’action du gouvernement. Un discours que l’homme dit vouloir opposer aux promesses de ses concurrents qui, soutient-il, énoncent des projets pour les populations qui sont loin de leurs prérogatives : lutter contre la pauvreté, construire des dispensaires, des écoles, des routes, etc.

S’il est élu député, il veut protéger les jeunes contre les maux qui les minent, notamment les drogues, en tête desquelles le kobolo, faire une meilleure prise en charge des personnes du 3ème âge sans ressources, créer un revenu minimum pour les Gabonais vivant au-dessous du seuil de pauvreté et imposer les grosses fortunes.

La litanie des promesses non tenues pour Port-Gentil

Côté contrôle de l’action du gouvernement, il s’engage à d’abord demander des comptes sur les promesses non tenues en faveur des populations de Port-Gentil. Pour cela, il dispose de la liste des projets annoncés par le chef de l’Etat au sortir du conseil des ministres délocalisé tenu le 4 mars 2010 dans la capitale économique où il avait été décidé, entre autres, l’assainissement de la ville de Port-Gentil par l’Etat gabonais et l’Agence Française de Développement grâce à un financement d’un montant de 43,5 milliards pour la construction, notamment, d’un important canal d’évacuation des eaux et ainsi rendre la ville de Port-Gentil plus attractive, mieux assainie pour éradiquer les maladies endémiques comme le paludisme, ainsi que pour créer plusieurs emplois ; la construction d’une gare maritime et de deux pontons mobiles afin d’améliorer l’accès des passagers aux navires et de renforcer, ainsi, les dessertes par la Compagnie de Navigation Intérieur (CNI) ; le lancement des travaux d’une nouvelle Ecole de commerce pour mieux répondre à l’adéquation formation-emploi, notamment dans le secteur tertiaire ; le renforcement des capacités des Forces de sécurité par un concours local qui sera organisé dans les brefs délais à Port-Gentil en vue de recruter 350 jeunes de la province sur les 3000 postes prévus cette année au niveau national et qui concerneront aussi les autres provinces ; la construction d’un centre de maladie mentale à Port-Gentil.

Toutes ces promesses non tenues auraient dû, selon Christian Nkolo Ogandaga, amener les députés de la législature sortante élus par les Portgentillais, à interpeller le gouvernement. Ils auraient ainsi, selon lui, montrer l’importance qu’ils accordent à défendre les intérêts des Portgentillais. Or il n’en a rien été. Aussi demande-t-il aux électeurs de sanctionner les candidats du parti au pouvoir et ses alliés et de reporter leurs choix sur sa candidature car sur toutes ces questions il dit être décidé à obtenir des réponses, une fois à l’assemblée.