La capitale du Gabon s’est réveillée ce matin sous une forte pluie, qui laisse craindre de nombreuses absences d’électeurs dans les bureaux de vote. D’autant que la capitale est également confrontée à une pénurie de carburant depuis quelques jours.

A 10h, le centre de vote du lycxée ba Oumar du 1er arrondissement de Libreville attendait ses électeurs. © Gabonreview

 

Quelques électeurs ayant bravé la pluie à Kinguélé, dans le 3e arrondissement de Libreville. © D.R.

Censés s’ouvrir à 8 heures, à 10 heures, certains centres de vote de la capitale étaient encore fermés, à en croire des témoins arrivés plus tôt et ayant bravé la pluie. Dans d’autres centre et bureaux de vote, c’est l’absence des assesseurs qui était déplorée, alors que les présidents avaient déjà ouvert les salles.

Sur les réseaux sociaux et autour des bureaux de vote, beaucoup n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement et leur impatience. La plupart des présidents de bureaux de vote qui n’ont pas souhaité s’exprimer comme au lycée Ba Oumar dans le 1er arrondissement, ont toutefois fini par espérer que les électeurs afflueront en après-midi. «Ici, on aime courir à la dernière minute. Vous verrez que d’ici 17h heures les gens vont se presser pour venir voter», confie un gendarme.

Un bureau vote au 1er arrondissement. © Gabonreview

Mais à côté de la pluie, l’autre réalité du moment qui pourrait risquer de voir peu de Librevillois accomplir leur devoir citoyen, c’est la pénurie de carburant à laquelle fait face la capitale et le pays tout entier depuis quelques jours. Une pénurie de carburant qui selon, le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures, est due à «des dysfonctionnements majeurs à la Société gabonaise de raffinage (Sogara)», l’unique raffinerie du pays, aggravés par «des retards dans la livraison des navires-ravitailleurs extérieurs». Espérons tout de même que le taux d’abstention sera peu élevé pour ces législatives et locales, y compris à l’intérieur du pays où des retard ont également été signalés.