Le Conseil de discipline du Parti souverainistes-écologistes (PSE) a prononcé, mardi 9 octobre, l’exclusion définitive de 5 de ses militants ayant participé aux législatives et aux locales du 6 octobre dernier sans l’accord du parti.

© Facebook/Parti Souverainistes-Ecologistes

 

Membre de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) formée autour de Jean Ping, le Parti souverainistes-écologistes a été l’un des premiers à appeler au boycott des législatives et des locales s’étant déroulées le 6 octobre dernier sur toute l’étendue du territoire national. Pourtant, contre toute attente, plusieurs de ses militants ont soutenu ces élections. Mieux, 5 d’entre eux, y compris des cadres de ce parti de l’aile dure de l’opposition, se sont portés candidats contre la position officielle. Réuni mardi 9 octobre à Libreville, le Conseil de discipline a prononcé leur exclusion définitive.

Il s’agit, informe le parti, de Juliano Samake Mihindou, vice-président du PSE ; Fulbert Mintogo, vice-président du Comité stratégique ; Jean Wilfried Boussiengui, militant ; Ruth Mabata et Ange Pandja, tous deux responsables des coordinations du 1er et 2e arrondissements de la commune de Koulamoutou.

En plus de l’absentéisme reproché à certains, le PSE reproche à ses anciens militants d’avoir violer, d’une part, les dispositions statutaires du parti et l’article 19 alinéa 1 qui engagent tout militant à respecter les décisions du parti et d’autre part celles de l’article 14 alinéa 2 qui fait obligation au militant candidat à une élection d’avoir l’investiture du parti. Or, pour avoir été candidats aux législatives et aux locales à Ndendé, Bitam, Koulamoutou et dans le département de l’Ogoulou, sous d’autres couleurs, les 5 militants, précise également le Conseil de discipline, sont sous le coup de l’article 72, notamment en son point 3, qui considère comme faute ou manquement au Parti «l’établissement de rapports compromettants avec les adversaires». Aux yeux de certains au PSE, les 5 exclus qui bénéficient toutefois d’une possibilité de faire appel de leur sanction sont considérés comme des «traitres».