L’ancien président du Rassemblement pour le Gabon (RPG) doute que les prochaines législatives et locales parviennent à apaiser le climat de tension observé depuis la présidentielle de 2016, entre le pouvoir et l’opposition dite radicale.

Paul Mba Abessole, ancien président du RPG, aujourd’hui retraité politique. © D.R.

 

Les prochaines législatives et locales prévues à partir du 6 octobre verront la participation des partis de la majorité et ceux de l’opposition dite radicale, à l’instar de l’Union nationale (UN), Les Démocrates (LD) et le Rassemblement héritage & modernité (RHM). Les deux camps sont fermement opposés depuis la présidentielle d’août 2016. Paul Mba Abessole doute, en effet, que les prochains scrutins parviennent à les réconcilier…bien au contraire.

«Je ne crois pas beaucoup à ces élections», a réagi samedi 8 septembre l’ancien président du RPG, estimant qu’«il fallait d’abord que les Gabonais se parlent, se réconcilient, pour passer des élections normales». Une idée que le Collectif des notables dont il fait partie avait proposée en mars 2018, mais au sujet de laquelle le gouvernement n’avait pas daigné répondre. A l’époque, Paul Mba Abessole et ses compagnons avaient également demandé le report des législatives initialement prévues en avril dernier.

L’ancien président du RPG ayant pris sa retraite politique craint que le climat de tension observé depuis la présidentielle de 2016, entre le pouvoir et l’opposition dite radicale, soit encore palpable. «Nous avons deux camps antagonistes qui se parlent à peine et qui ne s’acceptent pas. Ces deux camps iront-ils aux élections ? Ça ne peut pas aller. Ce n’est pas possible !», a-t-il douté, invitant les partisans des deux camps à «reconnaître leurs limites», donc à «un peu d’humilité».

Paul Mba Abessole a, en effet, regretté qu’«aujourd’hui, il y a trop d’arrogants au Gabon». Seulement, a-t-il mis en garde, «l’arrogance ne peut mener qu’à la perte».