Sur la trentaine de formations politiques prenant part aux prochaines compétitions électorales, on compte des sigles apparaissant pour la première fois. Sans qu’ils n’aient annoncé officiellement leur existence ou tenu de congrès constitutif, ces partis se retrouvent sur la ligne de départ… Une curiosité !

Membre d’un nouveau sigle, le RV, Arsène Nkoghé sur le terrain électoral. © Facebook

 

Sur une banderole présentant l’un de ses candidats à Nkembo dans le 2e arrondissement de Libreville, on découvre un parti politique nouveau : RV (abréviation de Rassemblement pour la restauration des valeurs). Cette formation politique (liste indépendante ?) présente une vingtaine de candidats aux législatives et une vingtaine de listes aux locales. Il s’agirait de jeunes femmes et hommes connus pour appartenir à une association ayant pignon sur rue à Libreville, et notamment dans le 5e arrondissement où un des membres bien connus de l’association, Arsène Nkoghé, se présente sous cette bannière.

Il y a aussi SDG (Sociaux-Démocrates Gabonais), mouvement que l’on dit avoir récemment été créé dans la perspective des élections en procédure. L’une de ses figures de proue n’est autre que l’actuel ministre délégué à la Primature, Raymond-Placide Ndong Meyo. Récemment exclu du Rassemblement pour le Gabon (RPG), il semblait pourtant dénoncer la procédure ayant amené à son exclusion. Pour certains, SDG serait donc en réalité un parti apparenté de la Majorité républicaine et sociale pour l’Émergence, mais ses responsables ne le reconnaissent pas… Selon l’un de ses hiérarques, le SDG, est du centre. Ses leaders étudieront avec qui co-gérer des communes ou des départements, le cas échant. Leur choix ne serait donc pas encore établi !

RV, SDG, PDG : même combat ?

Une position battue en brèche par un observateur de la vie politique gabonaise, selon lequel «une chose paraît certaine : RV et SDG constitueront des réserves de voix pour les candidats du PDG en cas de second tour dans les circonscriptions où ils présentent des candidats». À ces deux formations politiques de démontrer le contraire dans les prochaines semaines.

RV et SDG apparaissent donc pour la première fois dans le Landernau politique gabonais. Sans qu’ils ne se soient fait connaître au préalable du grand public. Par ailleurs, certains partis traditionnels, notamment le Forum africain pour le renouveau (FAR) de Léon Mbou Yembi et le Cercle Oméga de Marcel Tchoréré, ont fait le choix de ne présenter aucun candidat. Autre curiosité : bien que l’Association pour le socialisme au Gabon (APSG) présente quelques candidats, son président, lui, se présente en indépendant, tandis que l’ancienne présidente de ce parti, Madame Mapangou Mukani Mouetsa, a rejoint depuis belle lurette les rangs du PDG… Tout aussi curieux.