Le Syndicat de l’éducation nationale (Sena) s’est montré dubitatif quant à la capacité de l’exécutif de traduire dans les faits, les promesses d’Ali Bongo en faveur du secteur de l’éducation.

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Les réactions n’en finissent pas après l’annonce par Ali Bongo, dans son discours à la Nation, de plusieurs chantiers au bénéfice de l’éducation. Des promesses à la fois saluées et modérées par les acteurs du secteur éducation, à l’instar du Syndicat de l’éducation nationale (Sena).

Cette organisation a émis des réserves sur le timing du plan de rénovation des écoles primaires sur l’ensemble du territoire. Un projet visant la remise à neuf des établissements avec des travaux qui seront réalisés sur les aspects aussi bien esthétiques que pratiques et sécuritaires. «Au premier abord, l’on peut se réjouir des promesses faites par le chef de l’Etat», a confié le secrétaire général du Sena, le 4 janvier à Libreville.

Fridolin Mvé Messa. © Gabonreview

«Toutefois, des interrogations demeurent», a indiqué Fridolin Mvé Messa. «A quels moments seront menés ces travaux de réfection, étant donné que les cours ont démarré depuis trois mois ?», a-t-il interrogé. La question reste posée. D’autant qu’aucun détail n’a été donné sur le planning de ces chantiers.

Des doutes ont également été émis sur la promesse d’Ali Bongo de doter les collèges et lycées de salles informatiques disposant d’une connexion Internet de qualité. Pour le Sena, les inquiétudes portent sur l’indisponibilité des salles d’informatiques au sein des établissements cibles. Le chef de l’Etat ayant fixé l’échéance de mars 2018 pour doter «94 écoles du secondaire de 30 ordinateurs chacun».

«Nos écoles ne bénéficient pas de salles d’informatique. A mois que l’on récupère des salles pédagogiques pour en faire des salles d’informatique. Ce qui réduirait drastiquement les salles pédagogiques et augmenterait les effectifs pléthoriques», a raisonné Fridolin Mvé Messa.

Dans tous les cas, le Sena a affiché son scepticisme dans la réalisation de ces chantiers, du moins à court terme. La faute à l’exécutif. «Nous sommes appelés à travailler avec nos partenaires. Le chef de l’Etat est le garant de l’action de l’Etat, nous ne pouvons que croire en sa parole. Mais il se trouve ceux qui sont chargés de traduire dans les faits les annonces du chef de l’Etat, ne s’empressent pas de faire ce qui leur est demandé», a conclu Fridolin Mvé Messa.