Le collectif des élèves du Gabon entend marcher pacifiquement le 13 mars 2017, dans les différentes capitales provinciales du pays pour dire non aux examens sans cours.

marche d’élèves à Libreville (archive). © D.R.

 

Pétrifiés par l’absence de cours à trois mois de la clôture de l’année scolaire 2016-2017, les lycéens et collégiens du Gabon jugent inacceptable l’organisation programmée des concours et examens dans certains cycles de l’Education nationale. Et pour mieux communiquer sur leur position, face à cette situation, les élèves annoncent l’organisation d’une marche pacifique le lundi 13 mars, dans les différentes capitales provinciales du pays.

«L’heure est grave pour l’école gabonaise car, depuis la rentrée des classes en novembre, nous n’avons pas cours suite aux revendications légitimes des enseignants qui sont eux aussi parents d’élèves. Alors que la grève perdure sans solution concrète du gouvernement, on nous oblige à déposer un dossier de candidature au Cep, au BEPC et au BAC pour les classes d’examens. Pour quel résultat, sans avoir fait cours?», s’interrogent-ils dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

Afin d’éviter que les forces de l’ordre ne s’invitent à cette marche avec pour mission de les gazer et d’exercer sur eux leurs brutalités, ils assurent et insistent sur la qualité «pacifique», de leur marche. «Nous marchons sans débordement pour notre école».

Selon le collectif, cette marche se fera avec des pancartes portant des messages tels que : «Non à la médiocrité ; nous sommes l’avenir du Gabon de demain»; «Payez les professeurs pour sauver l’école gabonaise»; «Non à la violence policière sur les élèves»; «Non aux arrestations des élèves qui réclament le droit à l’école»; «Non aux examens sans avoir fait cours»; «Non aux policiers dans nos établissements, nous ne sommes pas en guerre; nous voulons l’école c’est tout»;  Pas de politique en milieu scolaire, rien que l’école»