Réclamant une véritable éducation inclusive ainsi qu’une intégration dans l’administration publique et privée, les déficients visuels, réunis au sein de l’Association gabonaise des aveugles et malvoyants (Agam), ont devisé, vendredi 5 janvier, avec le vice-président de la République.

L’écriture en braille, un outil de l’éducation inclusive au profit des aveugles et malvoyants, peu ou pas expérimenté au Gabon. © G.M.B. Akash / Panos

 

Comme pour les années précédentes, dans son discours à la Nation, le président de la République n’a pas évoqué la condition des handicapés, et notamment leur intégration dans la vie publique. Une omission que les déficients visuels, réunis au sein de l’association Agam, ont déplorée, vendredi 5 janvier, à l’occasion de leur rencontre avec Pierre-Claver Maganga Moussavou. Olivier Indouma et ses compagnons ont particulièrement échangé avec le vice-président de la République sur la question de l’éducation inclusive promise par les autorités depuis des années, et qui tarde à être appliquée.

Or, depuis deux ans, la seule structure permettant d’offrir une éducation et une formation aux personnes vivant avec une déficience visuelle est fermée. Pour le président de l’Agam, il s’agit d’une entorse du Gabon à la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes vivant avec un handicap, qui consacre notamment cette éducation inclusive. Pour Olivier Indouma, ce concept sous-entend qu’«il n’est plus question de construire des établissements spécialisés mais plutôt d’aménager les établissements existants en vue de recevoir les personnes vivant avec un handicap, et particulièrement celui des déficients visuels».

Au cours des échanges avec le VPR, les membres de l’Agam ont également abordé la question de l’intégration des aveugles et des malvoyants dans la société. L’association a regretté que les personnes vivant avec une déficience visuelle ne soient pas intégrées dans l’administration publique et privée. «C’est un problème crucial au niveau de la Fonction publique mais aussi au niveau du secteur privé», a déploré Olivier Indouma, disant compter sur la bonne foi et les promesses du VPR de s’intéresser davantage à leurs différentes préoccupations.