Le président d’Ensemble pour la République (EPR) a proposé au gouvernement, le 2 août à Libreville, de mettre à profit la période des vacances scolaires pour l’organisation d’un dialogue national sur «l’école gabonaise». Un cri d’alarme découlant de l’état chaotique du système éducatif de l’éducation, caractérisé par les «vices et trafics de tous genres».

Le président d’Ensemble pour la République. © Gabonreview

 

Ecœuré par la faiblesse des résultats du baccalauréat session 2017, le président d’Ensemble pour la République (EPR) a tiré la sonnette d’alarme. Le 2 août à Libreville, Dieudonné Minlama a interpellé le gouvernement sur la nécessité d’organiser, pendant les vacances scolaires, un dialogue national sur «l’école gabonaise». Des assises qui verraient la participation de toutes les parties prenantes (élèves, syndicats, leaders d’opinions, gouvernement, parlement, partenaires au développement, etc.)

Cette proposition du président d’EPR a été motivée par un constat accablant : «L’éducation a laissé la place aux vices et aux trafics de tous genres. Les notes et les diplômes se vendent et s’achètent. L’excellence a fait place à la médiocrité. Les grèves à répétition et sans issue rythment la cadence des années scolaires dans notre pays. La coupe est pleine. Le danger est là», a déploré Dieudonné Minlama.

Et ce dernier de se référer notamment aux derniers résultats obtenus au baccalauréat de cette année. «Ces résultats nous rappellent que nous avons touché le fond et qu’il va falloir prendre conscience et rebondir», a insisté le président d’EPR. «Notre ambition de faire du Gabon un pays émergent dans les 20 prochaines années ne pourrait se réaliser avec un système éducatif en lambeau», a insisté Dieudonné Minlama.

Le dialogue national ainsi proposé permettrait notamment de définir les priorités de l’heure. Mais également, de «mettre en place un plan d’urgence sur l’éducation et la formation dans notre pays et de négocier une période d’accalmie», a souligné le leader d’EPR.

Aussi, les conclusions de cette concertation permettraient-elles de relever quatre défis majeurs : aligner cinq années scolaires sans grève aux noms de l’intérêt supérieur de la Nation et de l’épanouissement de la jeunesse ; re-moraliser le système éducatif ; doter le pays d’infrastructures scolaires à la hauteur ; améliorer les conditions de travail des enseignants et des élèves, en tenant compte de la situation économique du pays.

«Taisons nos divisions et mettons nous ensemble pour soigner et sauver l’école gabonaise», a déclaré Dieudonné Minlama. Je reste convaincu qu’ensemble nous pouvons remettre notre école debout et rivaliser avec les meilleurs systèmes éducatifs du monde», a-t-il conclu.