La Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) dresse un état des lieux chaotique du système éducatif national.

Répression d’une activité de la Conasysed par les forces de l’ordre. © urbanfm.fm

Répression d’une activité de la Conasysed par les forces de l’ordre. © urbanfm.fm

 

Profitant de l’impact médiatique de la Conférence des ministres de l’Education nationale (Confemen), qui se tient actuellement à Libreville, la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed) a tenu à dresser un état des lieux du système éducatif national.

Dans une lettre ouverte adressée aux ministres de la Confemen, le groupement syndical s’est voulu alarmiste, affirmant que «le système éducatif gabonais se porte très mal». Evoquant les maux, la Conasysed a cité, pêle-mêle, l’insuffisance des infrastructures scolaires, les effectifs pléthoriques, l’absence de laboratoires, l’absence de plateaux sportifs, l’insuffisance des tables-bancs, l’absence d’internats, la validation d’années scolaires pourtant incomplètes, l’absence de bibliothèques, les fraudes…

Sur un tout autre plan, la Conasysed a dénoncé le non-respect de certains engagements du gouvernement, singulièrement l’absence de dialogue social. Au-delà de ces manquements, la centrale syndicale a évoqué la violation des libertés et droits syndicaux. «L’échec et le décrochage scolaire ne peuvent qu’être récurrents dans notre pays», en a-t-elle déduit, rappelant que «les syndicats sont les garants de la démocratie, les promoteurs et les défenseurs des droits de l’Homme. Et qu’un mouvement syndical libre et dynamique est l’un des piliers de la démocratie et un indicateur du développement progressif d’une nation».

Espérant que la présence à Libreville des ministres de la Confemen aura un effet positif sur son action, la Conasysed a invité le gouvernement à améliorer le cadre de travail des enseignants et d’apprentissage des élèves en honorant ses engagements.