L’Ecole doctorale des grandes écoles (EDGE) a effectué sa deuxième rentrée académique, jeudi 14 décembre, en lançant un appel à l’aide et au soutien à l’adresse du gouvernement.

L’EDGE, créée au sein de l’Enset, a fait sa 2e rentrée académique. © Gabonreview

 

De gauche à droite : Pr Donatien Nganga-Kouya, Guy Bertrand Mapangou et Pr Gilbert Nguema Endamne. © Gabonreview

Après la création en février 2016 de l’Ecole doctorale des grandes écoles au sein de l’Ecole normale supérieure de l’enseignement technique (Enset), deux étudiants ont pu soutenir leur thèse avec le soutien de l’Université de Montréal au Canada. Pour les 19 inscrits de l’année académique 2017-2018, les chances d’y parvenir dépendent du gouvernement. Les responsables de cet établissement, à l’instar du directeur, Gilbert Nguema Endamne, ont eu du mal à dissimuler leurs inquiétudes, jeudi 14 décembre lors du lancement officiel des activités pédagogiques de la 2e année académique de l’EDGE auquel a assisté Guy Bertrand Mapangou, le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Des doctorants et des enseignants de l’EDGE, le 14 décembre 2017. © Gabonreview

«L’option de cette école doctorale, après plusieurs simulations, montre que nous pouvons réaliser des bénéfices sans sacrifier la qualité et l’excellence. Pourtant, encouragée par le gouvernement, cette même option, à peine expérimentée, commence à montrer ses limites : nous n’arrivons pas à solder la dette consentie pour organiser les soutenances du 5 juillet 2017 qui s’élèvent à la modique somme de 5 millions de francs CFA ; il faut ajouter à cela les récriminations constantes des collègues qui attendent le paiement des frais d’encadrement des thèses ; l’organisation administrative de notre école doctorale manque du nécessaire (bureaux appropriés, secrétariat, matériel informatique) et les laboratoire ne sont pas en reste», a déploré Gilbert Nguema Endamne s’adressant au membre du gouvernement, qui a promis soumettre le problème à son collègue du Budget.

«Je sais que ce n’est pas facile et je ne prétends pas faire de la magie. Mais je vais essayer d’être plus perspicace, plus convaincant vis-à-vis de ceux qui gèrent les bourses de l’Etat pour que l’EDGE ainsi que d’autres écoles doctorales du pays, à l’instar de celui de Franceville, parviennent à améliorer leurs conditions d’existence», a promis Guy Bertrand Mapangou, tout en invitant les doctorants et leurs enseignants à «persévérer» face aux difficiles conditions de travail auxquelles ils sont soumis. Les prochains jours, le membre du gouvernement devrait avoir une séance de travail sur la question avec Jean-Fidèle Otandault, le ministre d’Etat en charge du Budget et des Comptes publics.

Si le directeur a espéré que leur appel à l’adresse des autorités sera entendu, le Pr Donatien Nganga-Kouya a rappelé que l’objectif principal de l’Ecole «est de créer une dynamique de formation de haut niveau autour de nos pools d’excellence en nous arrimant aux standards internationaux dans le cadre des formations doctorales». Pour le président du conseil scientifique de l’EDGE, il s’agit d’«un projet ambitieux» qui mérite plus d’attention de la part des autorités.