A l’occasion d’une Assemblée générale constitutive, le 20 décembre 2017 à Libreville, la Société de gestion d’incubateurs du numérique a été portée sur les fonts baptismaux, en présence du ministre de la Communication, Alain-Claude Billie-By-Nze.

Assemblée générale constitutive de la Société de gestion de l’incubateur du numérique au Gabon, le 20 décembre 2017 à Libreville. © D.R.

 

Les participants en travaux. © D.R.

Engagé dans la recherche des solutions pour compléter l’écosystème du numérique et accroitre sa part dans la création d’emplois et de richesse au Gabon, le ministère de l’Economie numérique vient de créer la Société de gestion d’incubateurs.

Celle-ci a été créée le 20 décembre à Libreville, à l’issue d’une assemblée générale constitutive qui a réuni des opérateurs du domaine, les banques, la Banque mondiale, autour du ministre en charge de l’Economie numérique. Cette société constitue un pas important dans la mise en œuvre des ressorts déterminants du projet e-Gabon.

A cette assemblée générale présidée par Alain-Claude Billie-By-Nze, à laquelle prenaient part Gabon télécom, GVA, Solsi, Ifracom, mais aussi Bicig, en tant que banque accompagnateur du processus, il a été question de la désignation des administrateurs et de la tenue d’un premier Conseil d’administration. L’objectif était surtout de nommer officiellement le directeur général de cette société qui devra, pour ses débuts, avoir la gestion de trois incubateurs qui seront créés au cours des trois prochaines années ; respectivement à Libreville, Port-Gentil et à Franceville. Le premier incubateur devrait démarrer ses activités au cours du premier trimestre 2018. L’Etat s’est engagé à accompagner ces incubateurs durant cinq ans.

«Nous souhaitons compléter l’écosystème du numérique au Gabon. Et il faut bien que nous accompagnions aussi bien les entreprises que les individus à essayer d’aller dans le domaine de l’innovation, de la résolution d’un certain nombre de problématiques auxquelles nous sommes confrontés pour que le numérique soit à la portée tous et qu’il y ait création d’emplois grâce aux petits laboratoires, aux startups qui vont naitre», a déclaré Alain-Claude Billie-By-Nze.

Les premiers mois après le lancement de l’incubateur, l’on procèdera, selon le membre du gouvernement, à la sélection des premières startups à accompagner. «On va disposer de 24 mois pour les accompagner au plan juridique, économique, les aider à monter leur business plan en leur offrant également des locaux, des outils de travail, la connexion Internet et un personnel pour les accompagner et les guider», a-t-il précisé.

Etant donné qu’il existe déjà plusieurs incubateurs dans le pays avec lequel la société aurait pu travailler, le ministre de l’Economie numérique a indiqué que ce sont «des incubateurs privés ou associatifs qui font du bon travail». Pour lui, il était indispensable que l’Etat vienne en appui parce que l’écosystème du numérique repose à la fois sur le privé et le public. «Nous pensons qu’avec l’appui de l’Etat qui va accompagner, avec le soutien des opérateurs qui se sont manifestés, nous allons offrir un environnement qui soit beaucoup plus large pour les uns et les autres», a-t-il dit.