Deux mois après l’ouverture des inscriptions au public, les initiateurs de l’«Ecole 241» ont informé, mardi, les 40 sélectionnés que la formation démarre le 1er novembre prochain par un test intensif de quatre semaines.

Les 40+4 sélectionnés de l’«Ecole 241» et leurs coachs, le 16 octobre 2018, à Libreville. © Gabonreview

 

Après la période des inscriptions en ligne lancée en août, la réunion d’information organisée à l’Institut français du Gabon (IFG) en septembre et la sélection effectuée des semaines après, les participants de la 1ère édition de l’«Ecole 241» sont désormais connus. Ils sont 40, en plus des 4 autres inscrits sur «la liste d’attente, pour remplacer ceux qui ne tiendront pas la cadence», précise, ce mardi 16 octobre, Sylvère Boussamba, fondateur de l’incubateur Ogooué Labs, un des principaux initiateurs, avec l’ambassade de France au Gabon et l’OIF, de cette structure de formation aux métiers du numérique.

Prévu pour démarrer le 1er novembre prochain par «un test intensif de 2 fois 2 semaines dénommé ‘‘la prairie’’», l’«Ecole 241» s’annonce, en effet, difficile pour les participants qui devront endurer au total 7 mois de formation. «Pendant ces 7 mois, vous allez manger et boire du code matin, midi et soir, et vous allez devoir tout mettre entre parenthèses. Il n’y aura pas d’excuses, ni même pour la maladie et encore moins pour le retard», a prévenu Sylvère Boussamba, s’adressant aux futurs participants, triés parmi les 75 profils jugés «très bons» sur le total 1007 inscrits.

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Axée sur le modèle «BTL» (Business, Technologie et Leadership), la formation portera sur deux «verticales» (ou filières) : développeur web mobile et référent digital. «Un développeur web mobile, c’est quelqu’un qui est capable de retraduire le besoin d’un client de manière technologique, donc de lui apporter une solution via la technologie. Un référent digital est, quant à lui, entre le client et le développeur. C’est, en réalité lui qui propose la solution après l’analyse des besoins du client», explique le fondateur de l’incubateur Ogooué Labs, qui précise également que les participants n’auront pas à chercher un emploi au terme de leur formation.

«On attendra pas la fin de la formation, indique Sylvère Boussamba. On a des programmes d’induction qui sont adossés aux différentes verticales. C’est-à-dire que, pendant la formation, nous seront en rapport avec les entreprises gabonaise, quel que soit le secteur d’activité. On ira vers eux pour prendre leur état de besoins, et on les aidera à solutionner les différentes problématiques auxquelles elles sont confrontées.»

A attendant le lancement officiel de l’«Ecole 241» le 1er novembre prochain, les organisateurs ont exhorté les futurs participants à s’inscrire à l’édition 2018 du «Nasa international Space Apps Challenge», prévue du 19 au 21 octobre dans plusieurs villes du monde, dont Libreville. «C’est un exercice de groupe, qui permet déjà de vous observer en situation, même pour ceux qui sont sur la liste d’attente. On veut déjà voir ce que vous savez faire», a adressé Antonin Raoust, Attaché de coopération des services de coopération et d’actions culturelles de l’ambassade de France au Gabon.